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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II.,Lït. I. 3 97à peu-près ceux ci. Le Hast est gai et brillant. L ’Jraki , ré-pondant aux mœurs des habitans de l’Iraquc persienne , est,comme le Dorien des Grecs, propre aux airs de m ardre etguerriers; le Ziraf-kend est affectueux et tendre, et enfin ,l 'Isfaani est triste et lugubre , surtout quand il passe à un deses collatéraux, \Ilusseini , qui est tout-à-íait lamentable. Carc’est celui qu'on emploie pour déplorer la mort d'Hussein filsd’Ali^ dans la personne duquel devoit, selon les Persans, seperpétuer le califat.

Quant aux instrumens , ils en ont un grand nombre , telsqu’une guitarre , appeilée canuan ; une orgue qu’ìls nommentarganoun , cju mot organon ; une espèce de violon , auqnelils donnent le nom de barbot : mais celui qui paroît le pluse.n usage, est Vaoud, espèce de luth à cinq cordes, qui donnecinq octaves complètes ; ce qui est une étendue considérableet bien propre à déployer toutes les richesses de la mélodie. Onne connoît d’ailleurs dans tout l'O rient rien qui approche denotre accompagnement. Celui de nos concerts le plus harmonieux,seroit, pour des oreilles orientales, un charivari déchirant.Comment concilier cela avec la prétention du célèbre Rameau,qui prétend que la mélodie est fille de l’harmonie; c’est-à-dire,que dans noué le sentiment de l’harmonie est antérieur à celuide la mélodie ? . -,

Les Turcs tenant leur musique des Persans , nous sommesdispensés d’en parler , si ce n’est pour dire qu’ils n’exécutentrien que de mémoire. Les Arabes et les Persans paroissent aucontraire avoir de la musique écrite. Car j’ai vu citer, parmiles ouvrages d’nn savant Arabe, un livre intitulé j magna to~norum cullectio. C’étoit probablement un recueil d'airs,

XVI.

t II nous reste à dire quelques mots,'sur l’état des- mathéma-tiques, tant ancien qu’actuel, chez les Turcs. La matière n’estpasjà beaucoup près , aussi abondante que chez les Arabes et lesPersans. Ce peuple ne s’est, pour ainsi dire, jamais que traîné,et de fort loin , sur les traces des Arabes. Nous dirons cependantqu’il n’est pas aussi ignorant dans ces sciences, que nous le pré-sentent nos préjugés. Toui le momie sait que les Turcs ont leursmedresses ou collèges, dans lesquels il y a des professeurs en-tretenus , même pour la géométrie et l’astronoime. Ils ont dansleurs bibliothèques publiques , qui sont assez.nombreuses à Cons-tantinople, la plûpart des mathématiciens Grecs traduits eu Arabe,et même plusieurs d’entr’eux eu Turc. M. l’abbé Toderihi nows