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a donné à cet égard , dans son ouvrage délia litteratura Tui vchesca , des détails cjni peut être ne déplairont pas ici.
Suivant M. l’abbc Toderini , les Turcs sont très versés dansla science des nombres , qu’ils apprennent dans Jenr enfance ,sur les nombreux livres arabes ct turcs qui en traitent. A l’exemplemême des indiens , ils calculent avec une prodigieuse prompti-tude, de sotte qu’en quelques minutes de temps ils font, dit-il,sur un quart é de papier, un calcul que nous ne ferions passur quatre feuilles en deux heures. Je crois cela exagéré.Au reste, j'ai remarqué que l’esprit se monte à cet égard commeu ne machine , et j’ai vu avec étonnement d’habiles mathéma-ticiens être devances, à cet égard, par de minces maîtresti’arithmétique. Les caractères q réemploient les Turcs , sont lesanciens caractères arabes, auxquels ils donnent une origineindienne, en sorte que cela conlirme ce que nous avons dibplus haut de l’origine de notre notation arithmétique. Un desauteurs Turcs les plus estimés sur cette science, est Ala-Eddin ,dont l’ouvrage est en trois parties.
L'algèbre même n’est pas inconnue aux Turcs , et le nomqu’ils lui donnent conlirme Tétymologie que nous lui avonsas ,ignée ; car ils ne l’appellent jamais simplement Algeber, maisAlgeber-v-almucahela , c’est-à-dire , comparatio et restitutio.M. Tablai Toderini nous ditqu’aujourd’hui quelques jeunes Turcscultivent l'algèbre sur nos livres modernes , et qu’il en a connuun qui a vol t beaucoup de talent , parloit bien l’italien , et savoirautant d’aîgèbre qn’un Européen ; cela lui fut assuré par deuxhabiles ingénieurs françois.
La géométrie tient un rang trop éminent parmi les connois-sances de ce genre , pour qu’elle ne soit pas à plus forte raisoncultivée jusqu’à un certain point par les Turcs. Elle est enseignéedans la plupart de leurs Medresscs. Ils ont même , ainsi quenous savons dé j a dit , dans leurs bibliothèques la plûpart desgéomètres Grecs, traduits en arabe ou en turc. II ne paroi tcependant pas qu’ils aillent au-delà des Elémens d’Euclide, pourl’étude duquel ils font principalement usage du commentaire deNassireddin deThus, ou d’un ouvrage élémentaire particulierdu Cadi-zade AI-rumi, intitulé, Commentaire sur les fgurcsfonda-jnemales de la géométrie. Quelques - uns néanmoins , suivantfauteur cité , vont plus loin et font usage des traductions arabesdes autres géomètres Grecs; comme Archimède, Apollonius etc.Ut | fait assez singulier, c'est que le fameux sultan Bayezid(Bajazet) II, cultiva la géométrie qui lui avoit été enseignée,ainsi que l’astronûmie, par son précepteur Sella-uddin.
Mais c’est surtout l astronomie , que les Turcs cultivent avecle plus de soin. Deux motifs y ont contribué; Tun est le besoin