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Tome premier.
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4oo HISTOIRE

la reçut comme un présent précieux de M. Cassîni Iui-même ;et de*retour à Constantinople, il en fit faire la traduction , dontil enrichit la bibliothèque ci-dessus.

Il y a une -vingtaine d’années que le sultan Mustapha III,qui n’étoit pas un homme aussi méprisable que le représenteM. de Voltaire, mais qui étoit au contraire fort instruit etcurieux (1 ), fit demander à l’académie des sciences,' les meilleurslivres de l’astronomie Européenne : on les lui adressa , et parmieux l’astronomie de M. Lalande , avec ses Tables. Ces dernièresont été traduites en turc , et cette traduction se trouve dans labibliothèque du sultan.

Quant à l’astronomie pratique des Turcs, il faut convenirqu'ils sont peu observateurs , et font peu ou point d’usage de- nos grands instrumens inventés , dans la vue de porter l’obser-valion à la plus grande précision ; mais ils les connoissent etadmirent la sagacitéeuropéenne. Ils sont au surplus fort curieuxdes petits instrumens , comme astrolabes , analemmes , anneauxastronomiques, et cadrans solaires proprement faits et divisés. M.Todcrini nous dit en avoir vu plusieurs dece genre, et en parti-culier chez: Achmet Effendi , seigneur Turc , très instruit dansles sciences européennes, v compris l’astronomie, et très curieuxen instrumens de tonte espèce, mathématiques et physiques, qu’ila rassemblés avec de grandes dépenses.

La division du temps dans la journée est trop nécessaire , pour-que la Gnomonique , partie secondaire de f astronomie , n’aitpas été anal un peu cultivée par les Turcs. Leur Mustapha ben-Ali, dont nous avons parlé plus haut, est auteur d’untraitéécrit en turc, sur les cadrans solaires et sur la manière de me-surer le tempî» , sous le titre de Tashll al mìcat fil- Elm alancat.L'astronome Tachioddin, dont nous avons parlé plus haut àl’occasion des cadrans solaires , étoit un Turc de Galata , quivivoit l’an de l’hégire 987 ( de J. C. idpq. ) On lui attribueaussi l’invention d on grand et bel instrument, pour observerles étoiles. Les Turcs ont enfin plusieurs autres traités sur lescadrans solaires de toute espèce , fixes et portatifs , ainsi que surl'astrolabe , en tr'autres celui de Soliman Zade, avec un com-mentaire étendu, intitulé Serkil usturlab , qui se trouve dansles principales bibliothèques.

La géographie et la marine sont encore deux branches del'astronomie, dont les Turcs ont reconnu au moins depuis quelquetemps , l’importance même pour des vues politiques. La marineétoit, il y a trente à quarante ans, absolument livrée à une routinegrossière ; et le savant Ibrahim Effendi Muteferrica déploroit

ji) Voyei Mémoires du Baron de Tott, sur les Turcs et les Tartares.

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