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l'ut l’ouvrngc du R. Mozez ben-Tybon ; elle existe à la bibliothèque
ci-devant du roi. >
Après une lacune de deux ou trois siècles, nous trouvons enEspagne quelques Juifs qui cultivèrent les mathématiques. Eaville de Cordoue étoit alors l’Atbèncs des Arabes occidentaux;cette école produisit les rabins célèbres , Abraham ben-Esra ,Mosez ben-Maimon, ou Maimonides , Saloçnon-Iarchi, Abra-ham ben-Dior, Abraham ben-Chuïa. On possède dans les bi-bliothèques son mies en manuscrits orientaux , divers ouvragesd’Aben-Esra , tant astronomiques ou semi- astrologiques qu’arith-médques et géométriques. On cite de lui une arithmétique, unegéométrie , un traité de l’astrolabe , et un autre sur les annéesembolLmiques ou intercalaires.. Scaliger a volt en sa possessionun manuscrit de ce savant Juif, intitulé : lnitium sapìentìœ ,dont il a tiré des choses fort curieuses, sur l’ancienne sphèreEgyptienne et Persane, qu’il a insérées dans son commentairesur Manilius. Nous en avons cité quelque chose , en parlant dec es sphères, dans la première partie de cet ouvrage, livre II.
Mosès ben-Maimon étoit savant en astronomie; il donna untraité sur le double mouvement de la huitième sphère, ou desíìxes. Le surplus de ce qu'ou connoît de lui, est cependant plusastrologique qu’astronomique. Salomon Iarchi, françois de nais-sance , publia des Tables astronomiques, des Ephérnérides etun traite d'astronornie , bizarrement intitulé : /es Si 3 ? ailes ,(Séchs Kenaphaim ), apparemment parCe qu’il étoit divisé ensix parties , ou formé de six traités. Abraham ben-Dior écrivitaussi sur l’astronomie. On a eníin d’Abraham Chaia ou Haija ,un traité de la sphère, publié l’an 1646, à Baie, en hébreuet latin, sous le titre de sphœra mundi , et par les soins réunisde Schrekenfuchs et du célébré Munster; auquel est joint untraité d’arithmétique d’Elias Misrachi ou /’Oriental, qui étoitbeaucoup plus moderne. Ce traité de la sphère présente depassables élémens d'astronornie, suivant les idées des anciens.
Lorsque le célèbre Alphonse , roi de Castille , entreprit lerétablissement de ['astronomie , il y employa , selon quelques-uns (1), le Rabbi Isaac bsn-Sid, surnomme El-Hazan , ins-pecteur de la synagogue de Tolède. Ses compatriotes le regardentmême comme le principal auteur des Tables Alphonsines. Onnomme aussi parmi les coopérateurs de cet ouvrage, avecnombre d’Arabes , les Juifs Samuel Iehuda et Com qo ,Surnommé l 'Jlfaqui ( ou le chantre ) de Tolède. Cet ouvrage, toutcélèbre qu’il est , ne faitpas beaucoup honneur à ceux qui le di-
(t) Nicolas Antonio, Biblioth. Hispana vêtus , k. L.