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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv. III. 44Í

télescopes, Jupiter et ses satellites, Saturne avec son anneau jà peine ont ils témoigné quelque étonnement. Le Brame astro-nome de M. Gentil, en témoigna cependant un peu » en voyantse vérifier la prédiction qu’il lui avoit laite de la réappa-rition de la comète de 1769 , après avoir disparu dans les rayon sdu soleil. Que peut-on attendre de gens doués d une pareilleindifférence ? ils sont au reste persuadés iju’ils en savent plusque tous les Européens, et ce qui n’est pour nous que la cu-riosité de connoître leurs méthodes, il le prennent pour l’enyied’apprendre des choses que nous ignorons.

II seroit superflu de rechercher quel est l’état des autres partiesdes mathématiques chez les Indiens ; il est probable néanmoinsqu’ils ont quelque méthode pour mesurer les terres , puisqu’ilssont cultivateurs et propriétaires. Mais je ne sache pas qu’aucunEuropéen ait fait sur cela des recherches. On voit par leurscalculs astronomiques, que ceux qui en furent les inventeurs, yont fait usage de la laineuse propriété du triangle rectangle;peut-être néanmoins les Indiens modernes , en pratiquant cetteopération, ne se doutent pas du principe. Mais l’aiithmétique doitaux Indiens l’ingénieux système de notation des nombres, dontnous nous servons, et,qui a été unanimement adopté par toutesles nations Européennes , après avoir été d'abord transplantéchez les Arabes. Nous en avons fait l’histoire, en parlant deee dernier peuple , et nous y renvoyons. II nous suffira deremarquer encore ici, que les Indiens ont une aptitude sin-gulière pour le calcul, et qn’un. Européen , avec sa plume etson papier, a peine à opérer aussi rapidement que le fait unIndien ou un Banian, avec quelques petits cailloux , par formede jettons , ou en traçant ses chiffres sur une feuille de palmier.L’opération de la racine quarrée et celle de la règle de pro-portion , leur sont connues ; car elles entrent dans leur calculdes éclipses.

On doit aussi probablement attribuer anx Indiens ce jeuIngénieux d’arithmétique , <pii consiste à ranger, dans. les casesd un quarre, des nombres de la progression arithmétique, ensorteque les bandes, soit horisontales, soit verticales, soit diagonales,fassent toujours la même somme. Mais nous en avons déja parléà i’occasion des arithméticiens Grecs qui s en occupèrent, et ilnous suffira d’y renvoyer.

V 7.

, ^ nous reste, pour terminer cette partie de notre ouvrage,a dire quelque chose de divers autres peuples orientaux, et