Band 
Tome premier.
Seite
452
JPEG-Download
 

45% HISTOIRE

c’est encore ufie foible preuve que les Chinois aient autrefoisconnu cet instrument. Quelques yeux extrêmement perçans , etaidés d’une grande sérénité d'air, ont pu. appercevoir ce quise refusait aux yeux ordinaires ; d’ailleurs il y a des étoiles quiont diminué depuis plusieurs siècles, comme lésait voir M.Halley dans son catalogue des étoiles australes, et celles dontparle le savant Jésuite , pourroient être de ce nombre. Le P.Dubaï de raconte eníìn , dans sa grande histoire de la Chine , qu’ilmontra à l’empereur Kang-hi plusieurs curiosités physiques ,comme une lanterne magique , des télescopes, des prismes, etun rcolipile , dont le vent faisoit marcher un petit charriotà voiles, etc. ; ce qui surprit extrêmement ce prince et lesmandarins de sa cour.

C’est donc de l’astronomie seule que les Chinois peuvent tirerquelque gloire. Quoique le début de ce livre ne paroisse guèrepropre à prévenir avantageusement sur ce que nous avons à endire , nous remarquerons néanmoins qu^elìe contient plusieurslaits dignes d’intéresser la curiosité.

I I I.

II n’est en effet aucun peuple qui puisse vanter, avec quelquesfondemens, des monumens astronomiques aussi anciens queceux des Chinois. Ces monumens sont une conjonction de cinqplanètes arrivée , suivant les annales chinoises , sous le règnede l’empcreur Tchuen-hiu , vers le commencementduprintemps;l'autre est une éclipse de soleil, arrivée sous l’etnpereur Tchong-kang , vers la constellation du Scorpion. Ces deux observationsastronomiques sont regardées par les défenseurs de la chro-nologie Chinoise, comme des démonstrations de l’extrêmeantiquité de cet empire. Car, suivant les annales de la Chine,Pempereur Tchuen-hiu régna depuis l’an z5i4, jusque vers l’an2.436 avant J. C., et Tchong-kang, vers l’an ai5o; d’où l’ondoit conclure , que si en effet, vers ces dates, il est arrivé depareils phénomènes , celles des règnes de ces princes sont réelleset démontrées.

Deux phénomènes si remarquables par leur liaison avec lesannales cl’un peuple célèbre, ne pou voient manquer d’être soumisaux recherches les plus sévères du calcul ; et il est assex singulierqu’avec une pierre de touche si sûre -, les avis aient été partagés.Car nous trouvons en premier lieu , quant à cette fameuseconjonction, que le ?. Gaubil, tont partial qu’il dut être pour lesChinois, déclara d’abord l’obseVvation controuyée (r). Le célèbre

(1) Traité de l’Astronom. Chinoise, p. 46.