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Tome premier.
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453
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' DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Lxv. IV. 453J. D. Cassini en porta le même jugement, et trouvoit seulementque quatre planètes avoient pu se conjoindre ainsi, vers lan2.012 avant ,T. C.; ce qui rapprocheroit de près de 5 oo ans , lecommencement un peu avéré de l’empire Chinois, (i)

Mais divers_autres astronomes ont été plus heureux dans cetterecherche , que M. Cassini et le P. Gaubil. Nous lisons en ei’set,dans un curieux mémoire de M. Desvignoles (2) , qu’AndréMuller, qui le premier, à Berlin , a cultivé la littérature chinoise ,avoil trouvé, dès 1674» que toutes les planètes avoient été con-jointes vers l’an z 45 o avant J. C. , époque qu’il corrigea pos-térieurement en celle de 246p. Mais nous ignorons les élémensde son calcul, et d’ailleurs nous 11'avons pas besoin de toutesles planètes , mais seulement de cinq ; car les annales Chinoisesn’en mettent pas davantage : mais voipi quelque chose de plusprécis.

Le même M. Desvignoles , nous dit, q u'en 1686, ileutl’idéede refaire ce calcul, et qu’en employant les tables de Lansberg ,il trouva que l’an 2.4A9 avant J. C., le 28 février bissextile , lesoleil occupant le, 19 0 du Verseau , jour de la conjonction dela lune , lés quatre planètes, Saturne, Jupiter, Mars et Mercure,se trouvoient conjointes, ( ou dans la même partie du ciel)depuis le onzième jusqu au vingt-cinquième degré des Poissons,peu avant le coucher du soleil ; en sorte que le premier marssuivant, la lune les atteignant, on vit, dans ce petit espace , cinqplanètes conjointes. Ce calcul a été confirmé par M. Kirch ,célèbre astronome de Berlin , qui a trouvé les mêmes choses àquelques minutes près , en employant les tables Rudolphines.On peut voir le type de ce phénomène , suivant M. Kirch,dans les MisceUanea Berolinensia, Tome V. Cette vérification,inattendue m’engagea , dit M. Desvignoles , à penser, d unemanière plus équitable, sur les antiquités chinoises.

Voici un autre calcul qui vient à l’appui de ce fait intéressantde 1 histoire Chinoise. II est l’ouvrage du P. de Mailla, auteurde la grande histoire de la Chine , ou de quelqu’un de ses con-frères, mathématicien de la cour de Tcmpereur. ( 3 ) 11 a trouvé,en employant les tables de M. de la Hire , que l’an 2461 avantJ. C., le 9 février , style Grégorien , à 7 U - environ aprèsmidi, dans le Petcheli, où Tchuen-hiu tenoit sa cour, les pla-nètes, Saturne, Jupiter, Mars, Mercure et la Lune, se trou-vèrent dans la position suivante; savoir, Saturne, vers le i7 e dégré

(0 Best. sur l’Astr. Cìun. Ment. (3) Hist. de la Chine, t. I,Içttre 1.'de L Académie avant le renoue, t. 8.

(2) Miscellanea Berolincnsia . t. 5 ,p. ijJ.