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Tome premier.
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454
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454 HISTOIRE

des Poissons ; Jupiter, vers le 2.4 e ; Mars , vers le 2dr; Mercure,vers lc 14 e , et la Lune, vers le 2.3 e du mêuie signe. Ainsil’on a précisément ici cinq planètes rassemblées dans un espaced'environ 12 degrés. II est d’ailleurs à remarquer que cette con-jonction , suivant 1 un et l’autre calculrépond fort bien auxcaractères chronologiques donnés parl’histoire chinoise ; car elled.it,suivantla traduedonlittérale du texteChinois : fíoe armaprintaelunœ prima die praecesserat ver. Quinqneplanetae convanereincœiotransnùssacoustellatione Ché. Or, en eflet, le printemps,qui, chez les Chinois commence au passage du soleil , par leia° du Verseau, concourut cette année très- près, avec le premierjour de la première lune, qui commence toujours à la conjonctionqui suit immédiatement le i ó° du Verseau. Les cinq planètesconjointes, a voient d’aiileurs passé la constellation Ché , quiest le Verseau. 11 semble qu on. ne peut rien désirer de plusprécis , et voilà les annales Chinoises justifiées autant que leurétrange précision !e permet, ainsi que la concision et l’ambiguitéde la langue Chinoise.

Mais, dira-1-on, pourquoi est-ce que MM. Muller et Kirchont trouvé le phénomène arrivant le premier mars lan 2.4/19 avantJ. C. , et que le P. de Mailla l'a trouvé, en employant les tablesde M. de la H ire , le 9 février de l’an 2461 ? Voilà une difficultéun peu embarrassante. Je crois pourtant qu’on peut y satisfaireen partie. Je crois que Kepler, qui a fait un livre sur, la. vraieépoque de la naissance de J. C., la reculoit, ainsi que Lansberg,de deux années ; ainsi l’an 2461 vulgaire avant J. C., est l’an2.409 , selon Kepler. Quant à i’autre différence de date , j'avouen’en pas pénétrer la cause. II seroit curieux ,que quelqu’uncalculât le phénomène , au moyen de tables encore plus exactesque celles de la Hire , connue celles de Halley, recùíiées mêmepar les découvertes modernes, sur la variation séculaire desmoyens mouvemens, de l'excentricité, etc. Je crois enfin , qu’onpeut regarder comme astronomiquement démontré , qu’en effet ,vers l’an 2460 avant J. C. , il y a eu dans la constellation desPoissons, une conjonction des cinq planètes dont on a parléci-dessus. Et d’ailleurs, il n’y a guère d’apparence que les Chinoisayent jamais été en état de calculer un pareil phénomène , pourun temps aussi éloigné , puisqu’il est notoire que leurs astronomesn’entendirent jamais rien aux mouvemens des planètes, commeMars , Jupiter et Saturne, encore moins de Vénus et Mercure ;on peut même dire que les tables de Ptolémée ne pourroientservir à calculer les lieux de ces planètes pour un temps aussi(éloigné , soit avant ; soit après leur époque. II faut pourtantc on venir que le Chou-King n’cn-dit pas tant, et laisse beaucoupphtis de latitude au phénomène. Ce qu’on a dit plus haut est