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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Lit. IV. 457

légères erreurs, H an s les mauve mens cl es planètes, accumuléespendant une si longue suite de siècles , suffisent pour donnerleurs lieux étrangement différons des vrais. Si les Chinois sontparvenus justju’à annoncer avec quehjue justesse les phénomènesde Tannée suivante, ce n’est que par des corrections continuellesà leurs méthodes. Mais ils n’en eurent certainement jamaisd’assez exactes , pour remonter avec sûreté à des époques si re-culées. à reste , nous ne faisons ici que l’oíïice de rapporteur.C’est au lecteur à peser les raisons àe part et d’autre , et à sedéterminer.

I V.

Nous allons maintenant entrer dans les détails convenablesConcernant les travaux des Chinois en astronomie , et lesvicissitudes que cette science a éprouvées chez eux.

Les historiens Chinois rapportent les premiers traits de lenrastronomie à Tempereur Fou-hi , qui régna en Chine , suivantleurs annales , dès Tan2900 avant J. C. II examina, disent-ils,les signes célestes et la régularité des mouvemens des astres.Mais ses sujets nouvellement civilisés, n'étant pas capables des’élever à des conceptions aussi sublimes, il leur donna dumoinsle moyen de.compter les temps , en employant le cycle ingénieuxdont les Chinois font encore usage, et qui sera expliqué ailleurs.Nous ajouterons ici en passant , que Fou-hi fut encore Tin-venteur de ces caractères, formés de lignes entières et brisées,'où M. Leibnitz trouvoit T arithmétique dyadique , conjecture,à tout prendre, plus ingénieuse quesolide.il paroît pourtanttrès vraisemblable que ces caractères , ainsi que certaines autrescombinaisons de lignes et de points (i), avoient trait à T arithmé-tique. On lui attribue en tin Tinvention du système de musiqueChinois et de plusieurs instrumens de cette nation. C’est unobjet sur lequel nous reviendrons.

L’empereur Hoang-ti, qui régnoit vers Tan 2 , 65 c avant J. C.,fut aussi, dit-on, très-versé dans la science des astres. Son goûtpour Tastronomie lui íit choisir, parmi ses officiers, ceux quiavoient le plus de talensen ce genre; il chargea les uns d’observerle cours du soleil , les autres d’observer celui de la lune , oubien de suivre celui des cinq planètes, avec ordre de rapporterleurs observations, pour être comparées entr’elles. Ce fut alorsqu’on reconnut que douze révolutions de la lune n’égaloientpas une révolution du soleil , et Ton reconnut, dit-on , dès-lors , que pour ramener la lune au inême. point de départ avec

(1) Voytz l 'Histoire de la Chine , par le P . de Mailla , t. 1, p. 78.

Tome I. Mmm