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le soleil, il salloit, en 19 annéés solaires, ajouter 7 révolutionssynodiques de la iune, ou 7 lunaisons. Ainsi ce qui fut inventédans la Grèce, environ 400 ans avant J. C. , par Méton, l’avoitdéja été en Chine, 2800 ans auparavant. On nomme même leprincipal auteur de cette découverte. II s’appelloit K.oua-hïu-kiu.L’empereur lui en demanda la démonstration, qu’il lui lit, aumoyen d’une machine particulière qui le satisfit beaucoup, ensorte qu’il en recommanda fortement à ses astronomes supplicationà leurs emplois, II fut aussi l’inventeur des poids et des mesures,encore usités dans la Chine ; et d'un nouvel instrument demusique , où se trouvoient les douze tons chromatiques del’octave.
Tchuen-hiu ne fut pas moins amateur de l’astronomie queses deux prédécesseurs. 11 régna , selon les annales Chinoises*depuis fan zSi 4 , jusqu’à l’an 24^7 avant J. C. C’est dans cetintervalle de temps, en 2461, qu’arriva cette conjonction mé-morable de planètes, dont on a parlé plus haut, et qui est undes principaux points fixes de la chronologie Chinoise. On prétendmême que ce n'est pas une simple observation faite sous sonrègne, mais qu’il l’avoit prévenue par le calcul, et que ce futpar cette raison, qu’il établit le commencetnerit du printempset celui de l’année Chinoise, au passage du soleil par le ió cdégré du Verseau , en ordonnant que la première lune deTannée,seroit celle qui suivroit immédiatement ce passage. Telle fut eneffet la position de ces astres, quelques jours avant le phé-nomène mémorable dont on parle. Cet usage a subsisté en Chine.Nous en avons au surplus assez dit sur ce phénomène ; maiss’il nous étoit permis de critiquer l’empereur Tchuen-hiu, nousdirions que ce commencement du printemps étoit assez malfixé , et qu’il eût été bien plus naturel de le placer, comme nous,au moment de l’équinoxe. Car le passage du soleil par l’équateur,est une circonstance de son mouvement bien plus frappante,et bien plus propre à servir d’époque. Au surplus , croira-t-on.facilement que, dans ces temps si reculés, on ait pu calculerd'avance un phénomène de cette nature? C’est sur quoi je |n:Cborne à proposer un doute.
Cependant, malgré tous les soins des empereurs Hoang-ti etTchuen-hiu , il paroît qu’apròs eux, l’astronomie dégénéra cheales Chinois. Car le célèbre empereur Yao, celui auquel com-mence proprement l’histoire avérée de la Chine , fut obligé ,pour ainsi dire, de la créer de nouveau. Ce prince monta surle trône , vers l’an 2317 avant J. C. Un de ses premiers soinsfut de réveiller de leur négligence ceux que ses prédécesseursavoient chargés des calculs et de l’observation des phénomènescélestes. II y ayoit à sa cour deux astronomes, frères proba-