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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv. IV.recommence tant qu’il en est besoin. Le P. Gaubil élit , qu en1723 , on comptoit à la Chine la quarantième année , oul’année kouì-mao, du 74 e cycle sexagénaire, d’où il est facilede remonter au commencement vrai ou fictif de l’ère Chinoise.Car c’est 74 cycles de 60 ans, et Z9 années complète3, à rétro-grader en arrière; ce qui fait 44*9 ans > qui nous ramonent aPan 2695 avant l’ère chrétienne : ce seroit plus de 000 ansavant P époque du déluge , suivant la chronologie Hébraïque ,et de la vulgate. Mais nous Pavons déjà dit; }e texte des Septanterecule le déluge de plus de 1000 ans , et bien des raisonsmilitent pour lui donner la préférence. On attribue commu-nément l’institution de ce cycle à Hoang-.ti, qui vivoit environ3 oo ans avant Yao. L’année actuelle 179 5 de notre ère estl’année y-hui , ou la 5n e du r j5 e cycle Chinois.

Lorsque l’empereur Yao eut fait choix du vertueux laboureurChu n, pour l’associer à l'Empire , celui-ci fit venir les astro-nomes Ho et Hi , et leur recommanda de nouveau de ne passe relâcher de leur assiduité à l’astronoinie. Pour les tenir mômeen haleine , il leur ordonna de lui construire une machine propreà représenter le ciel, ses divisions, les étoiles fixes, les mou-vemens du soleil, de la lune , et des planètes. Ho et Hi luiobéirent , et lui présentèrent la première et la plus anciennesphère qui ait jamais été faite. Le P. de Mailla , dans sonhistoire de la Chine, donne le dessin de cette sphère ; mais, àdire vrai , on n’apperçoit ni étoiles fixes, ni planètes. Elleressemble beaucoup à une de nos sphères armillaires.

On ne peut s’empecher de faire ici une réflexion. II faut, ceme semble , que le peuple Chinois ait été un peuple bien pri-vilégié ; car le progrès des sciences et de toutes les bonnesinstitutions, y a une marche toute contraire à celle quïl a euechez toutes les nations connues. Chez ces dernières, on voit dessiècles nombreux de barbarie s’écouler , avant que l’on soup-çonne seulement qu’il existe des sciences. Les premiers chefsde ces peuples , ne sont que des guerriers qui connoissentuniquement le mérite de la valeur , et d’une valeur féroce.Chez les Chinois , au contraire , on voit que les premiers tra-vaux , pour rétablissement d’un peuple , et les premiers pasd’une science spéculative, comme l’astronoinie , vont de pair;et ce qui peut encore surprendre davantage , c’est que ces anciensrois, plus instruits que leurs sujets , commandent en quelquesorte des découvertes, comme si des découvertes se commandoient.Enfin , le goût et la curiosité pour les sciences ne s’établissentchez un peuple, que lorsqu’il est tranquille, et jouissant descommodités amenées par les richesses ; il semble au contrairevoir les Chinois, dès les commencemens laborieux et difficiles