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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv. IV. 4*7fut réitérée en Chine. La mesure de 3 degrés , tout juste , futtrouvée égale à 1000 lis ; ce qui donne 333 lis j pour le degréChinois, et comme ci-dessus, 338 pour le degré de graduationEuropéenne. Nous parlerons de la mesure du degré terrestre ,faite dans ces derniers temps en Chine, quand nous seronsparvenus à cette_partie intéressante de cet ouvrage.

damais l’astronomie ne fut plus cultivée à la Chine, que sousGengis-kan et ses successeurs. Alors íleurissoit un astronomenommé Yelu-Tchu-Tse Sai, prince de la famille Leao.Gengis kanqui du moins, en habile politique, affecta les manières Chi-noises , s'attacha cet habile homme dès ses premières conquêtes.Tchu-Sai eut des conférences avec les mathématiciens d’Occident,que le conquérant Tartare avoit dans son camp, et qui étoientdes Arabes : il convint de bonne foi qu’ils avoient de meilleuresméthodes que les Chinois. De retour à la Chine , il composaune astronomie , à laquelle il donna le nom d’un pays occi-dental. Il y a apparence qu’il y expliquoit la méthode desmathématiciens Arabes.

Kobilai, le cinquième successeur de Gengis-kan, et celui quisonda à la Chine la dynastie des Yven en 1271, favorisa beaucoupl’astronomie. Ce prince étoit frère d’Holagu Ilecan , que nousavons vu protéger en Perse cette science de la manière la plusmagnifique. Kobilai, qu’on nomme encore Hou pillé , établitpour chef du tribunal des mathémathiques, un Chinois nomméCo-Cheou-King, qui étoit réellement un habile homme. Unpeu aidé des lumières que lui avoient communiqué les occi-dentaux , Cheou King fit plusieurs changemens importansGastronomie Chinoise. Il observa avec un gnomon de 40 pieds :il renonça aux époques ficliccs, si long temps en usage chezles Chinois , et il établit pour époque réelle de ses tables , lemoment d’un solstice observé à Pékin, le 14 décembre 1280,à une heure 2,6 f 24" après minuit. II marqua aussi avec dis-tinction les lieux des planètes à ce moment, ceux de l'apogée ,des nœuds et des autres points, d’où dépend le calcul des mou-vemens célestes. Il observa plusieurs autres solstices4 et en lescomparant avec celui qu’avoit observé Te hou Tseng en 460 , ildétermina la quantité de Tannée solaire de 3 65 jours 5 heures4 <) / 12"- Il fixa aussi la plus grande déclinaison du soleil ù23 ° 33 / 39". Il rectifia les instrumens anciens, et en fit cons-truire de nouveaux qu’on voit encore à Péking , dans les sallesbasses du tribunal des mathématiques. On regarde aussi à laChine , Co-cheou-king , comme ì’inventeur de la trigonométriesphérique : il est assez vraisemblable que ce fut une connois-sance qui lui fut Communiquée par les astronomes Occidentauxque Kobilai avoit à sa cour j car le P. Gaubil nous apprend que

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