468 HISTOIRE
du temps de ce prince , les Chinois apprirent beaucoup desmathématiciens de Perse (ì). Les Chinois vantent encore mr ins-trument composé d’un tube et de deirx íils , avec lequel ilprenoit, disent ils , jusqu’anx minutes ìfes distances des astres.Mais comme cela se trouve écrit seulement dans une astronomiefaite du temps de l’empereur Kang-Hi , c’est-à-dire vers la fiadu siècle passé , il est fort probable que les auteurs Chinoisqui Pont composée , ont voulu faire honneur à un de leurscompatriotes, de cet instrument des astronomes Européens ;et ce n’est point-là une raison suffisante de lui en adjuger f in-vention. On trouve dans l’histoire Chinoise de Gengis-kan et deses successeurs , jusqu’à Kobilai , un grand nombre «.Inobserva-tions de différente espèce, comme d éclipses d.n soleil et rie lalune , d’ocCullations de fixes par les planètes, de Mercure , etc (a).
L’astronomie fut négligée à la Chine, après la mort de CheouKing. Elle resta ainsi pendant près d’un siècle, c’tst- à - dire,jusqu’en i3p8, qu’une nouvelle dynastie , appellée des Ming ,supplanta celle des Yven , ou des descendîtes de Gengis-kan.Alors ì’astronortíie se releva, et ee furent principalement desastronomes Mahométans , qui eurent la direction du tribunaldes mathématiques. Les choses allèrent assez bien au commen-cement , et l’on détermina le mouvement des étoiles fixes d’undegré en 71 , ou 7 -2. ans. Mais peu après l’astronoinie Chinoiseretomba dans sa langueur habituelle , et vers le milieu du XVI*siècle, tout étoit sens-dessus-dessous. Les Chinois et les Maho-métans ayant oublié , ou négligeant les principes de leurs de-vanciers , commettoientmille fautes. Cependant, vers la fin de cesiècle, le prince Tcliing et l’astronome Hing-Yun-Lou, entre-prirent de relever l’astronomie. Ils prirent des peines incroyablespour cet effet, et ils y réussirent assez bien. Us expliquèrentla méthode des éclipses , et calculèrent toutes celles qui étoientarrivées précédemment , et dont les fastes Chinois faisoientmention. Le P. Gaubil dit que c’est ce que les Chinois ont demieux en ce genre.
V I.
Ce fut alors que les Jésuites pénétrèrent dans la Chine poury prêcher l’évangile. Ils ne tardèrent pas à s’appercevoir qu’uades moyens les plus efficaces pour s’y maintenir, en attendantle moment que le ciel avoit marqué pour éclairer ce vasteempire,, étoit dYtaler des connoissances astronomiques. Ils s’y
p) Observations recueillies par le (2) liid.
?. Souciet, t. 1, p. îq%.