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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Lit. IV.firent bientôt distinguer par lenr savoir dans ce genre. Au wm-mencement du dixseptième siècle, le calendrier Chinois, maigreles soins de Tching et d’Huig-Yun-Lou, dont nous venons dé-parier, toit tombé dans un grand désordre : car c est une ré-flexion que nous ne devons point omettre, que chez les Chinois 1 as-« tronomie fut presque toujours une affaire de système. Biendifférens de nous, qui faisant usage des connoissancessolidementétablies, avons toujours été en approchant de la perfection,les Chin ois au contraire on t eu tantôt un e astron omie assez passable,tantôt une pitoyable. Un président du tribunal , qui avoit enrichicette science de plusieurs découvertes et de diverses méthodesutiles, venoit-il à mourir, son successeur , sans y avoir égard,aspiroit à l’honneur de sonder un nouveau, système , et toutce que son prédécesseur avoit fait de bon , précieusement con-signé dans les fastes de l'Empire, étoit comme non avenu.C’est de-là que vient cette prodigieuse multitude d'écrits, oude nouveaux systèmes de calculs astronomiques , qui partantde principes arbitraires et íictices , ont moins servi chez euxaux progrès solides de l’astronorriie , quoiqu’ils s’y soient livrésplusieurs milliers d’années, que les travaux de deux ou troissiècles chez les Grecs , et environ autan t chcz les modernes.Mais revenons aux travaux astronomiques des Jésuites dans laChine.

Nous avons dit qu’au commencement du dix-septième sièclele calendrier Chinois étoit tombé dans un grand désordre ; celut le sujet de beaucoup de délibérations dans le tribunal desmathématiques et dans le conseil de l’empereur. Un Mandarincon verti au christianisme , nommé Paul Si.u , parla à ce princede l’habileté de certains étrangers arrivés d’Occident. 11 h rimontra un livre que le P. bchaíl avoit composé en Chinois surles éclipses, et un calcul du P. Terentius , qui annonçoit exac-tement une éclipse récemment manquée par les astronomes dutribunal. L’empereur, charmé de trouver des gens capables deremettre les choses en ordre , chargea le P. Terentius de lacorrection du calendrier : on s’atteud bien qne ce ne lut pointsans beaucoup éprouver l’habileté du missionnaire , qu’on sedétermina ainsi à remettre entre des mains étrangères une affairede cette importance. Mais 1 astron o mie Européenne , aussi sôreque la Chinoise étoit incertaineet chancelante, satisfit facilementà toutes les épreuves anxquelles on put la mettre. Le P. Terentiusexerça cet emploi jusqu a sa mort qui arriva on i63o. Les as-tronomes Chinois firent alors quelques efforts pour supplanterceux d’Europe. : mais après bien des tracasseries, ces derniersl’emportèrent. Le P. Adam Schall fut substitué au P. Terentius,.et peu après nommé président diV tribunal des mathématiques.