DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv. IV. 471a été successivement remplacé par des missionnaires Jésuites :aujourd’hui même que la religion chrétienne est íort persécutesà la Chine, Inhabileté des missionnaires Européens dans les artset les sciences, et particulièrement en astronomie , leur a faitpermettre d’y demeurer. Ils sont toujours à le tête du tribunaldes mathématiques , et c’est à eux qu’est encore connée l’aíìaireimportante du calendrier j le P. Kœgíer , Jésuite-Allemand, étoitprésident de cc tribunal en ìy'àz.,. et a rempli cette place
jusqu’en 174.Alors son âge avancé et ses iníirmités lui hient
donner pour adjoint-et successeur désigné, le P. de Hallerstein ,de la maison des comtes dJ-íallerstein. Ce savant Jésuite remplitces fonctions si importantes à la Chine, jusqu’cn 1770 , qu’ilmourut frappé d'apoplexie, amsi que deux de ses confrères,àjla nouvelle de la suppression de leur compagnie. Le P. de Rochaaétéson successeur, ct je crois qu’ii remplit encore ce poste im-portant ; il vivoit du moins en 1704, et probablement cette placesera long temps remplie par nn astronome Européen. Car il ne pai oîtpas queles missionnaires aient jamais réussi à faire un seul élèveChinois , capable de les remplacer. La politique exige même,ce semble , qu’ils ne le fassent pas -, car il est certain que sil’on pouvoit se passer d’eux, ce peuplé orgueilleux et ennemide tout étranger les renverrait bientôt. Mais il n'y a pas d’ap-p arène e que la masse de géométrie nécessaire pour former un.bon astronome , puisse entrer de sitôt dans une tête Chinoise.Je lis néanmoins dans la description générale de la Chine ,que sur cent à deux cents élèves en astronomie, qu’amnente letribunal, il y en a les deux tiers au moins, qui connoisseiit bienl’état du ciel et sont en état de calculer des éphéméiides commeles nôtres ; mais il y a loin encore de ce dégré de capacité àcelui d'un savant astronome.
L’obligation où étoient continuellement les missionnairesEuropéens, de cultiver 1 astronomie a la Chine, a produit quantitéd’ouvragesde ce genre en Chinois. Le P. Ricci, qui sut le premiers’ouvrir l’entrée de cet Empire pour y prêcher l’évangile, nedédaigna pas de composer en Chinois une exposition de la sphèrecéleste et terrestre. Les Chinois étoient alors et sont mêmeencore, en général, dans d’étrarges préjugés sur leur empireet les nations étrangères. Ils faisoient la terre q narrée ct enremplissoient la plus grande patlie parla Chine ; les autres pays-étoient représentés par quelques isles disséminées qà-et-là dansles angles. Le P. Ricci combattit cette idée avec les ménagemensconvenables, pour 11e pas blesser l’orgueil Chinois. II fut iníitépar les ??. Sébastien de Ursis , Emmanuel Diaz ,. JacquesRhô, et Jean Terentius, qui écrivirent en Chinois sur l’astro-nomie et la géographie.. Les Chinois- possèdent sur-tout plusieurs-