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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Lit. I. 5 oxles pôles, de le percer de part en part d’une ouverture enforme de tuyau, qui doit servir à le mettre en position , enconsidérant à travers ce tube 1 étoile polaire. Car dans ces tempsobscurs, on en étoit revenu à croire, comme dans l’enfancede Gastronomie , que l’étoile polaire étoit au pôle môme dumonde. On le voit aussi, par la division qu’il enseigne, établirses tropiques à 24° tout juste de l’équateur ; voilà l’expli- ,cation du passage de Dithmarsus , et l’on y voit seulement quepour se diriger au nord, et probablement fixer la position dustyle de son horloge , Gerbert regardoit l’étoile polaire , etcroyoit que la direction de son tube étoit précisément celle deTaxe de la révolution diurne.
Cela donne aussi l’explication de ce dessin d’un .manuscritcité par Mabillon , qui représente Ptolémce considérant leciel au moyen d’un tube. Car les astronomes de ces temps an-ciens étant'dans l’usage de déterminer ainsi le nord, il étoitnaturel que le dessinateur qui a décoré ce manuscrit, repré-sentât Ptolémée dans cette attitude. C’est encore probablementainsi qu’on doit entendre quelques passages de 1 ancienne astro-nomie Chinoise, qui nous disent qu’on y employoit un tube.Mais vouloir trouver là notre télescope, c’est ce qui n’a aucunevraisemblance.
- Les chrétiens occidentaux ont sur-tout à Gerbert l’obliga-tion de leur avoir transmis l'arithmétique, dont nous faisonsusage aujourd’hui. Abacum certe primus à Saracenis rapiensrégulas dédit quœ à sudantibus Abacistìs vix intelìiguntur,dit l’historien Guillaume de Mahnesbury ( i ) : cette date dcl’introduction de l’arithinétique arabe chez les Latins est encoreconfirmée par plusieurs lettres de Gerbert. Il y en a sur-toutune , savoir la i6c e , qui paroît avoir cté à la suite d’un petittraité sur ce sujet. II y remarque que le même nombre devienttantôt articulus , tantôt digitus , minutum , c’est-à-dire cen-taine , dixaine , unité ; ce qui convient tout-à-fait à cette arith-métique dont nous parlons. L’éditeur des lettres de Gerbertdit avoir eu entre les mains le traité désigné dans celle-là ,et certes il a eu grand tort de ne nous avoir pas lait part dece curieux monument. On le trouve , au surplus, en manus-crit dans la bibliothèque Vaticane et dans d’autres. La date decette introduction de l’arithmétique arabe parmi nous, paroîtdevoir être fixée vers l an 970 ou 980....
Gerbert a voit aussi beaucoup de goût pour la mécanique.Guillaume de Malmesbury dit, (2) que de son temps, c’est-a-dire en 1260, onvoyoit dans l’église de Rheims une horloge
(1) Ad annum 999, (a) Ibid, ad ann, 999,