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mécanique qu’il avoit íaiie, et des orgues hydrauliques, où,’dit-il, le vent poussé d une manière merveilleuse par la violencede l’eau , faisoit donner des sons modulés à des fiâtes d’airain.Eníin Gerbert excita une telle admiration qu’il passa pour ma-gicien , et qu’on íut persuadé qu’il falloit qu’iì se fut donnéau diable pour devenir si savant, et sur-tout pour devenir pape.On ajoute mêmé que le temps de son marché étant expiré ,il en auroit été emporté, tout pape qu’il étoit, s’il n’eût faitune prompte pénitence. 11 n’est pas besoin de réfuter de sem-blables contes.
L'exemple de Gerbert eut quelques imitateurs , soit dans lesiècle où il vécut, soit dans le suivant. Nous trouvons parmiles premiers Adelbold , de Tordre de St. Benoît, et dans lasuite promu à l’évêché d’Utre.cht. On a de lui un petit traitéintitulé : De modo inveniendi crassitiern (soLiditatem ) sphœrœ ,qu’il adressa à Gerbert déjà pape. 11 y prend le simple titrede Scholasticus , ce qui annonce qu’il étoit beaucoup plus jeuneque Gerbert, et non encore évêque d’Utrccht. Ce traité a étéimprimé dans le Thésaurus anecdot. noviss. t. 3 , à la suitede la géométrie de Gerbert. II prouve qu’Adelbold connoissoitles découvertes d’Archimède , tant à l’égard du cercle que dela sphère. Car en supposant le rapport approché du diamètreà la circonférence , donné par Archimède , il fait celui de lasphère au cube du diamètre , de xi à 22 ; c’est en effet cequi suit du rapport précis de t à 3 , entre la sphère et lecylindre circonscrit, combiné avec le premier. Mais les raisonsqu’en donne Adelbold sont tout-à-fait vagues et agéométriques.Vers l’an ioóo , Hermann Contractus , religieux de St. Gall ,ainsi nommé à cause de sa taille raccourcie, se lit un nompar ses connoissances mathématiques et de nombreux écrits ,comme un traité de la quadrature du cercle, un sur l'astrolabe,sur les éclipses et le comput ecclésiastique; eníin des institu-tions astronomiques. L’ouvrage sur l'astrolabe est le seul quiait vu le jour ; il a été imprimé dans le Thésaurus anecdoto-rum novissinius cité ci-dessus. Il est composé de deux parties;l’une intitulée : De mensura ( seu constntctìone ) Astrolabii,liber’, l’autre : De utilitatibus Astrolabii, libri %. On voit parle grand nombre de mots arabes qui y sont employés , quetoute cette doctrine est puisée dans des livres arabes. Quelquesannées après, vers l’an 1080, Guillaume, abbe dHirsaugen,marcha sur les traces d’Herinann ; car il fut auteur, entr’autxes,destitutions astronomiques, et d’un traite sur les horlogesapparemment solaires ; mais ces écrits ont resté manuscrits , quoiqu’en disent Vossius et Heilbroner.
Je trouve enfìo. encore, vers cette époque, un Robert Lorraine,