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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Pàrt. III. Lit. I. 3o3ainsi appelé parce qu’il étoit Lorrain de naissance. II avoit ,au rapport de l’historiographe anglois Balams, écrit sur lesmouvetnens des étoiles , des tables mathématiques ou astrono-miques et sur le comput lunaire ; ses connoissances le ren-dirent cher à Guillaume-le-Conquérant, qui les récompensa par

l’évêché d’Hérefort. , ,

Le douzième siècle, maigre 1 ignorance génerale, dont leiténèbres couvroient l’Europe , ne laissa pas de fournir quelquesmathématiciens. Le moine Adhélard, anglois, dont le nompropre étoit Goth , imita Gerbert dans son zèle pour aller s’ins-truire auprès des Arabes, les seuls professeurs des sciencesmathématiques. Il voyagea en Espagne et cn Egypte, il yapprit l'arabe, et à son retour il traduisit de cette langue enlatin divers ouvrages anciens qu’il avoit apportés de ces pays,entr’autres les Élémens d’Euclide. Il paroît même être le pre-mier qui ait fait connoître en Occident cet auteur, dont lenom y avoit encore à peine pénétré. Ainsi jc me suis trompéen attribuant autrefois cet avantage à Campanus de Novarre ,qui lui est postérieur d'environ un siècle. II écrivit aussi quel-ques ouvrages originaux, comme un traité sur l’astrolabe , etsur les sept arts libéraux ; mais tous ces ouvrages , ainsi que satraduction d’Euclide , n’existent qu’en manuscrits dans diversesbibliothèques.

Adhélard eut divers imitateurs dans quelques-uns de ses com-patriotes , tels que Daniel Morlay, Robert de Reading; "Wil-liam Shell, ou Guillaume de Conchis, Clément Largtown, etc.Us vivoient vers la tin de ce siècle, où nous trouvons encoreRobert , évêque de Lincoln , appelé Grosthead , à cause dela grosseur de sa tête, auteur cl’un abrégé sur la sphère; etson frère Adam Marsh, on de Marisco, qui prolongèrent leurvie jusques dans les premières années du siècle suivant. RogerBacon , leur contemporain dans sa jeunesse, donne de grandséloges à leur savoir en mathématiques , et sur-tout en géométrie.

Trois hommes de ce siècle qui tirent encore ce qui étoit enleur pouvoir, pour faire connoître les auteurs anciens, termi-neront cette énumération. L’un est Platon de Tivoli, qui tra-duisit de l’arabe les sphériques de Théodose vers Pan n-o :son latin est à la vérité presque barbare; mais tel étoit celui deson siècle. Cette traduction, infiniment rare, ne fut imprimésqu’en i 5 ï 8. f ^

Le second est Jean de Séville , qui traduisit les Elémens astro-nomiques d’Alfraganus ; cette version qui a les mêmes défautsque la précédente, parut par la voie de l’impression en 1493,et de nouveau en 1H48.

Le troisième est Rodolphç de Bruges, qui «n fit autant à