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Tome premier.
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5of HISTOIRE

l’égard du planisphère de Ptoiémée , d’après une version arabecommentée par Moslem. Elle vit le jour par i'impression, d’aborden i5oj , arec la'géographie de Ptolémée; mais comme elleétolt fort inexacte, Coinmandin en donna en i568 une meil-leure , d’après un manuscrit plus correct.

On ne peut se refuser ici à une réflexion; c’est que pres-que tous ces sa vans qui, s’ils n'augmentèrent pas le trésor dessciences, du moins servirent à nous le transmettre, étoientdes religieux , ou l’avoient été avant d’être élevés aux honneursecclésiastiques. Les cou vens furent , dans ces temps de barba-rie, où une valeur féroce étoit presque Punique mérite, l’asyledes sciences et des lettres. Sans ces moines qui, dans le silencedes cloîtres, s’occupèrent à transcrire, étudier ou imiter tantbien que mal les ouvrages anciens, c’en étoit fait entièrementd’eux. Aucun peut - être ne nous fût parvenu. Le fil entrenous , les Romains et les Grecs , étoit coupé; ces productionsprécieuses de la littérature ancienne , n’existeroient pas pluspour nous que les ouvrages, s’il y en eût, qui précédèrent ledéluge, ou le cataclysme quelconque, qui a anéanti à notreégard tout ce que savoient ces hommes si instruits, qu’on placedans la Tartarie ou aux environs du Caucase. A P égard dessciences il eût fallu tout créer; et au moment où Pesprit humainsortant de son assoupissement, commença à se réveiller, on nese seroit guère trouvé plus avancé que les Grecs, après la prisede Troye. Ces motifs ne devoient-ils pas engager à traiter, avecplus de modération , ces hommes sur qui aujourd'hui l’on seplaît à verser la coupe de l’humiliation et de Popprobre; commesi, dans ce siècle même, il n’y a volt pas eu et en grand nombredes religieux, également recommandables par leur science etpar leurs mœurs ?

Je n’ignore pas qu’un auteur récent, M. Mallet, a prétenduque ce n’est point aux religieux, que nous devons cette trans-mission des connoissances de l’antiquilé. Cela est vrai, j’enconviens , de quelques parties de ces connoissances ; commela médecine, les mathématiques, et sur-tout la philosophied’Aristote. II nous en seroit parvenu quelques lambeaux biendéfigurés, au moyen des traductions qu’en firent les Arabes, etqui nous les firent connoître pour la première fois ; mais àqui devons nous la transmission des originaux précieux de cesanciens écrivains ? c’est sans doute aux religieux tant grecs quelatins. Aurions-nous d’aiileurs sans eux toutes les productionsprécieuses de la littérature grecque et latine? Sont-ce les Arabesqui nous ont transmis les poèmes d’Homère et de tant d’autresparmi les Grecs ; ceux de Virgile , Horace, Ovide, etc.? Lesorateurs, les historiens grecs et latins, les a-t-on jamais trouvés

parmi