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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Lit. I. 5o5parmi les manuscrits arabes? Disons donc que l’observation deM. Mallet effleure à peine les obligations que nous avons auxreligieux , et d’àutant moins que ce sont encore des religieux,pour la plupart, à qui nous devons ces richesses transplantéesde la langue arabe en latin , tels que Herbert, Athelanl . RogerBacon , Paccioii, etc. etc. .Te ne dis rien de tous nos liitoriensde l’Europemoderne, depuis les 4 e ., 5<=. ou 6-. siècles de notreère, jusqu’au i3 p . ou i If. Presque tous furent des religieux, témoinsGrégoire de Tours, Sígebert de Geinblours , Hemoald, Aimoin ,nombre d'anonymes", Vincent de Beauvais , Guillaume de Mal-mesbury, et une immense foule d’autres. Sans eux , oui, sans euxà peine saurions - nous les événemens d’avant-hieret que nedevons-nous pas , sur-tout en ce genre, aux bénédictins , cetordre toujours distingué par ses mœurs et son application àde grands travaux impossibles à exécuter que par le concoursd’un grand nombre de membres , animés d u mêtne esprit? 11est tombé, comme les autres, au regret même des protestans,et le moule de ces grands et immenses ouvrages , qui ont jettetant de jour sur notre histoire et sur l’histûire générale, est briséà jamais.

Ce n’est pas que je veuille, heurtant la manière de penserde mon siècle, entreprendre ì’apologiedu monachisme.il régnoitsans doute de grands abus dans les cloîtres ; mais quelle insti-tution humaine , même celle de nos académies de philosopheset de gens de lettres, oh il n’en règne à la íin ? II en est desabus comme de la mousse qui finit toujours par couvrir lesédifices anciens, ou des maladies qui finissent par attaquer lecorps humain. Mais jc reviens aux cloîtres. 11 étoit bon etnécessaire, sinon de les anéantir, au moins de les réduireextrêmement, en ne leur conservant qu’unc subsistance aisée ethonnête. L’autorité publique auroit. pu rompre les chaînes deces malheureuses victimes de l’ignorance , de la jeunesse , oude 1 ambition de leurs familles. Mais falloit-il repousser dansle inonde et malgré eux , avec une misérable pension , morceléede mille manières, et souvent encore refusée, sous mille pré-textes , une foule de vieillards qui ne pouvoient y rentrer quepour y trouver la misère etla mort? Peu d’années encore auroientsuffi pour achever l’extinction des cloîtres ; et sans doule vingtà trente maisons réservées sur un. immense territoire , pour leurservir d’asyles , ne pouvoient être un objet d’envie ou de res-source, pour une grande et puissante nation , qui se piquoit degénérosité et d’humanité.

S ss

Tome 1.