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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Lit. I. 5 o 7pontifical en 1261, et mourut en ia 85 . Nous apprenons enfin,par les recherches de ce savant, que Campanus étoit chapelainde ce pape , et chanoine de^l’église de Paris. Il se fit un nompar son commentaire sur les Elémens d’Euclide , et un tel nom ,que presque toutes les premières éditions de cet ouvrage lurentfaites sur sa version et son commentaire manuscrits, ò il n’a pastoujours parfaitement saisi le sens de son original, si Euclidetel qu’il nous l’a transmis, est en beaucoup d'endroits différent del'Euclide grec, il seroit injuste de lui en faire un crime, vule temps où il vivoit , et vu les sources où il avoit été obligéde puiser. Car les Arabes s’astreignoient rarement à rendreexactement les originaux qu’ils traduisoient ; il n en est presqueaucun qu’il n’aient interpolé, et presque bouleversé.

Campanus écrivit aussi divers ouvrages sur l’astronomie ,comme ce traité sur la sphère dont nous venons de parler ; etun autre des r I 7 héorìques des planètes , dont l'objet étoit de faireconnoître l’astronomie ancienne et les corrections que les Arabesy avoient faites. On a enfin de lui un traité intitulé de quadra-tura circuli (1) , où s'étaya n t du rapport donné par Archimède,il résout quelques problèmes sur le cercle. II faut convenirque le bon Campanus se fourvoyé ici, en confondant ce quichez Archimède n’est qu'un rapport approché avec un rapportexact; mais ce qui estaujourd’hui un opprobre, savoir de donnerun paralogisme pour une démonstration , est excusable pourun géomètre de ce temps.

Le fameux Albert le Grand , ainsi nommé , soit à cause desa réputation , soit parce que son nom propre qui est Grolt ,signisioit grand dans le langage du temps, figura dans ce siècleparmi les précurseurs de la restauration des sciences. Les ma-thématiques furent du nombre des connoissances nombreusesqui lui méritèrent non seulement cette réputation brillante ,maisqui le firent même passer, comme Gerbert, pour magicien. Ilavoitécrit quatre livres sur l'arithmétique, la géométrie, l’astronomieet la musique, ainsi qu’un ouvrage intitulé Spéculum as trono-micum. II ne subsiste plus rien de tout cela , pas même enmanuscrits. Mais ce fut sur tout par son habileté dans la mé-canique, qu'ii se fit ce nom célèbre , dont il jouit encore. Onrapporte de lui qu’il avoit fabriqué un automate de figurehumaine, qui alloit ouvrir sa porte quand on y frappoit , etqui poussoit quelques sons comme pour parler à celui quientroit. Ce bel ouvrage fut dit-on, mis en morceaux par un deses confrères, irrité d’avoir été trompé par cette apparencehumaine. Mais on doit mettre cette histoire au rang de celles

(1) Voyez la Margarita philosophiez, édit, 1315 Ct 1383-

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