5o8 HISTOIRE
de la colombe volante d’Architas , et de l’aigle de Regiomon-tanus, dont on parlera plus loin. On fait d’Albert Giott biend’autres contes plus absurdes. Ce seroit perdre du temps àles rapporter seulement.
Vitellion ou Vitellon , Polonois de naissance , fut dans lemême temps de quelque utilité aux sciences , par son volu-mineux traité d’optique. Il semble cependant qu'on devroitplutôt le ranger au nombre des traducteurs , que parmi lesauteurs originaux ; car son ouvrage n’a guère sur celui d’Alhazen,que ie mérite d’être moins prolixe et dans un meilleur ordre.II indique cependant, dans son auteur , une connoissance degéométrie rare pour le temps où il vivoit ; cet ouvrage a étépublié, d’abord seul en i5oô et i55i (Nureinb. z/z f.) et ensuiteavec celui du mathématicien Arabe ci-dessus, sous le titre deThésaurus optìcœ. (Bas. 1672 in-ï. )
L’optique eut encore dans ce siècle un écrivain dont l’ou-vrage nous est parvenu , et a même eu l’avantage d’être pendantlong temps comme un ouvrage classique. Cet opticien est ThomasPeccamou Pecliaui, qui, de simple religieux observantin, parvintau siège archiépiscopal deCantorbery. Son ouvrage intitulé Vers-pectiva commuais , traite de l’optique directe et est accompagnéd’un abrégé de catoptrique : quoique sa doctrine soit des pluscommunes, et même, on s’y attend bien , fort souvent inexacte,il ne laisse pas d’avoir eu de fréquentes éditions ( 1 ). Le nomde cet auteur a été au surplus étrangement défiguré dans cesdifférentes éditions : en effet, il est appelle tantôt Peccam ,tantôt Petzam ou Petzàn, quelquefois Pisanus , et enfin, toutcourt, Cantuariensìs. Mais nous pouvons assurer que tous cesnoms désignent le même homme, et que tous les ouvrages quiles portent, sont le même plus ou moins altéré , soit par lescopistes, soit par les éditeurs.
Nous devrions parler ici du célèbre Roger Bacon ; uiais l’a-bondance de la matière qu’il nous présente , nous a engagésà lui destiner un article particulier.
V.
Parmi les sciences qui se ressentirent de cette inquiétude , qu!commençoit à agiter l’esprit humain et le porter à secouer larouille dont il étoit couvert , on doit spécialement ranger i’as-tronoruie; ce ne fut cependant peut-être pas pour el!e-même,que l’astronomie s’attira cette prédilection; mais tout le mondesait que, dans ces siècles ignorans , l’astrologie étoit une desmaladies de l’esprit humain ; et il n’y a pas si long-tetnps qu’il
( 1 ) Joannis yírchìep. Cantuariensìs etanno.lt. Col. i5®0, in- 4 0 , It. 1 593 yPerspective commuais : i°. sine loc» in- 4 9 . Italicè, etc.