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Tome premier.
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509
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IÍI. Liv. î. 5 ó$ên est guéri , encore n'est-ce que dans la partie la pics cciaìreede l’univers. C’est une triste réflexion enfin, que c’est peut-êtrek cette chimère que nous devons la conservation des ouvragesdes anciens mathématiciens, et su r-ton t des astronomes. Carl’astrologie suppose la connoissance des mouvexnens célestes ;cette connoissance exige à son tour les secours dc 1a géométrieet d'autres parties des mathématiques , en sorte que c’est peut-être à cet art imposteur et frivole , que nous devons une partiedes connoissances solides que i’antiquité avoit déjà acquisesdans les mathématiques.

Quoi qu’il en soit, l’astronomic cut dans ce siècle, deux pro-tecteurs zélés et puissans. L’un fut l’empcreur Frédërìcll, et lesecond, Alphonse X, roi de Castille. Le nom de ce derniersonne même, dans les fastes de cette science, une époque mé-morable.

L’Europe doit aux encouragemens de Frédéfic II, la premièretraduction de l’Almageste de"Ptolémée, ouvrage qui commençaà faire connoître la vraie et solide astronomie. Car jusques làelle avoit été uniquement puisée dans quelques sources détournées,de l’Arabe. Comme néanmoins le Grec étoit profondémentinconnu dans l’occident, ce fut encore d’après l’Arabe quecette traduction fut faite ; mais enfin c’étoit Ptolémée , quoiquedéfiguré par les traducteurs de cette nation. Elle fut vraisembla-blement l’ouvrage de Gérard de Sabionetla , communémentappelle de Crémone , et non d’un autre Gérard de Crémoneou de Carrnona , qui paroi t être mort en 1187 , et qui passala plus grande partie de sa vie à Tolède, où il mourut. Carcelui-ci n’anroit pu travailler pour Frédéric II, qui monta surle trône impérial cn 1218 , mais seulement pour Frédéric I, ditliarberousse, qui ne fut jamais réputé un grand amateur dessciences , a u lieu que Frédéric II fut non seulement un zéléprotecteur des sciences et des lettres, mais encore très-instruit ,ct même auteur d’im poème latin sur la chasse des oiseaux.On ajoute qu il étoit fort versé en astronomie , et que parmiles objets qui lui étoient les plus chers, étoit un globe ou unesphère céleste , dont la surface représentoit les constellations ,et dont le dedans offroit la disposition et les mouvemeirs descorps célestes.

Jc reviens à Gérard de Crémone ; on lui dut aussi une tra-duction du commentaire de l’astronome et géomètre Geber ,sur l’Almageste , ainsi qu’un petit traité d’Alhazen, sur lescrépuscules. 11 fut aussi auteur de certaines Théoriques desplanètes , qui furent pendant long- temps une espèce de livreclassique, mais qui , suivant Ilegiomontanus , n’en étoientpas moins un tissu de délires et dc bévûes. Cet astronome