5x2 HISTOIRE
effet du hasard. Il rx’apparîient qu’à une histoire particulièrede rastrorioxnie , d’erxtrer dans une exposition plus circons-tánciée des hypothèses qui ont servi de base aux tables Alphon-sines : il suffira de dire ici que , quoique leurs succès n'aientpas été bien brillans, là postérité tiendra toujours compte àAlphonse île ses efforts, en le "rangeant parmi les princes àqui les sciences ont le plus d’obligation.
Je ne sais si je dois donner place ici à deux ou trois hommesqui me paroissent beaucoup plus astrologues qu’astronomes.Tels furent un certain Reinero de Todi, et Léonard de Pis-tòye, Dominicains , et sur-tout le fameux Guido Bonatide For-livio , dont l’ouvrage qui lui a mérité sa grande réputation,fut imprimé en xqpx, in-\P. C’est un tissu de visions astrolo-giques , mais qui supposent toujours des connoissances astro-nomiques. II fut en effet auteur d’un traité des Théoriques desplanètes, imprimé à Venise' en i5o6.
V I.
Quoique parmi les hommes, dont les efforts pour la restau-ration des sciences viennent de nous occuper, il y en ait plu-sieurs qui jouissent d’une célébrité eu moins relative au tempsoù ils viroient, il n’en est point dans ce siècle qu’on puissecomparer à Roger Bacon. Né avec un esprit-avide de connois-sances , il étendit ses vues sur toutes les sciences, et en par-ticulier sur les mathématiques. Le désir de s’instruire le porta àapprendre le Grec et l’Arabe , et à lire quantité de livres écritsdans ces langues. Doué d’un génie digne d’un meilleur temps,il sentit bientôt qu’on avoit entièrement manqué ia vraie routepour faire quelques progrès dans la philosophie naturelle. IIconseilla fortement les mathématiques, seules capables, avecl’expérience , de porter le flambeau dans la recherche des secretsde la nature. On le volt se plaindre , en divers endroits deses écrits, de l’oubli presque général où éllcs étoient ensevelies.
Tout le monde sait que Bacon fut la victime de son génie.II avoit embrassé à un âge déjà mxtr la règle de l’Observance,pensant qu’il pourroit se livrer plus librement à l’étude dansla tranquillité du cloître qu’au milieu du monde, où son peude fortune l’eût obligé de choisir quelque profession peu com-patible avec son goût. Mais il se trompa, et cette démarcheempoisonna sa vie d’amertumes. Le siècle où il vivoit, étoitle beau siècle de la philosophie scholastique. C’étoit un tempsoù des argumens auxquels nous ne trouverions pas aujourd’huil’ombre de raison , poussés avec une forte poitrine , don noientla réputation de grand philosophe, et íàisoient même des
docteurs