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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liy.-E 5i5ex ctrenâ numcrarenius, etc. ... et sic posset puer appareregigas , ct unus homo videri mons ... et parvus excrcitusviderctur rnaximus. Sic cticim Jacereinus solem et lunam des-cendere hic inscrits secundhm apparentiam, et super capitainimicorum apparere , etc.

On ne peut disconvenir qu’il n’y ait dans ce passage quelquechose de séduisant en faveur de. Roger Bacon, et je ne suispas étonné que M. Wood , écrivant i’histoire de l’universitéd’Oxford, dont Bacon étoit membre, et M. Jebb, lediteurde son Opus Majus , ayent positivement avancé qu’il avoitété en possession du télescope. D’ailleurs il en résultoit quela première idée de cette belle invention étoit due à un Anglois,et c’en étoit bien assez pour déterminer des compatriotes deBacon à prendre le passage dont il est question, de la manièrela plus avantageuse. M. Molineux, dans sa Dioptrique , a avancéle même fait, comme clairement prouvé par les paroles deBacon. Celles qu’il rapporte, seroient en effet plus décisives, sielles étoient exactes : mais il a eu la bonne foi d’avertir qu’ilne les citoit que de mémoire, n’ayant pas le livre à sa por-tée. Aussi nous ne craindrons pas de dire qu’elles ne sont pointconformes à celles qu'on lit dans les ouvrages de Bacon , soitsa Perspecti ve, soit son Opus Majus.

M. Smith cependant n’a point été du même avis que sescompatriotes , au sujet des inventions de Bacon. II lui refusenon-seuleinent la connoissance du télescope , mais même cellede l’effet des verres lenticulaires pris séparément ( i ) : ses rai-sons me paroissent solides; et je le cite d’autant plus volon-tiers, qu’un François contestant à un Anglois une décou-verte, a besoin d’être fortement appuyé pour ne pas encourirl’accusation de haine et d’envie nationales. Les voici :

i°. Bacon allègue dans l’endroit cité ses canons , ou cha-pitres sur la vision rompue ; mais on n’y trouve rien qui res-sente la composition du télescope. II n’y est question que dela réfraction faite par une seule surface sphérique. L’objetvisible est toujours supposé plongé dans l’un des deux milieux,et l’oeil dans l’autre. Or cela supposé, Bacon démontre eneffet que si la surface du milieu le plus dense dans lequel l’objetest plongé , est convexe vers l’oeil, cet objet paroîtra plus grand ,et au contraire. C’est ce qui lui a fait concevoir que l’inter-position d’un milieu dense , figuré sphériqucment, grossiroitles objets qui seroient au-delà, et il n’en falloit pas davan-tage à un homme doué dune forte imagination , comme il

(t) A compleat syst.\of, Opt. t. a; Remarcks , p. ao.

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