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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. M. Lxv. I. 53 1

celui où de vastes plaines , dc niveau avec la mer, nepermettoient point d’empìoyer des eaux courantes? Ceux ,quiconnoissent la disposition des ailes dn moulin-à-vent, naît-ront pas de peine à convenir que rien n’est plus ingemeuX ,et qu’on ne pouvoit imaginer rien de mieux , pour communi-quer le mouvement à une roue toute plongée dans le fliiioemoteur.

Nous voyons encore par un passage d’Ausone , qu’on avoitdéja de sonflfernps imaginé le moulin à scier des marbres. Sesvers méritent (Hetre cités. C'est dans son poème sur la Moselle,adressé à l’empereur Gratien , qu’ii lui dit :

Te rapidus Gelbis * , te marmore clarus Erubrus * *

Festinant famulis victorem ailambere limpkis.

E'obilibus Gelbis celebratus piscibus , illeFraecipiti torquens cerealia saxa rotatu ,

Stridentesque traíens per laevia marmora serras.

Les orgues de nos églises sont aussi une invention du Hui-tième ou neuvième siècle ; car on lit dans un poème de Wols-tan , sur la vie de S. L vin ton, une belle description de lagrande orgue, qu’Elfeg, évêque de Winchester, lit placeren 961 dans son église ( 1 ). C’étoit une des plus grandes orguesqui ayent jamais été exécutées, car le vent y étoit donné parquatorze souffleta, mis en mouvement par cinq hommes cha-cun ; ce qui faisoit soixante-dix hommes employés à cette opé-ration. II y avoit 400 tuyaux , et il íalloit deux organistes à lafois sur son clavier pour la toucher. Aussi f'aisoit-.elle un telbruit que, suivant Je poète, on Pentendoit dans toute la ville.II faut au surplus remarquer que cette invention n’étoit pasabsolument difficile après celle des orgues hydrauliques , qui ,suivant la description de Vitruve, ne diffèrent guère de notreorgue , qu’en ce que, dans les premières le soufflet, qui admi-nistre Pair, est mis en mouvement par un courant d’eau ,tandis que , dans notre orgue , il est mû par des hommes.

Voici encore une invention de ces siècles, et notammentdu quatorzième; c’est celle des moulins à papeterie. D'aprèsdes docuinens publiés par M. Von Murr (2), on est porté à

* Le Kil.

* * L’Arouvre,

£ 3 acta sanctsrum ord. Sti. Bened. Safcul. V, t. 7. Venet. 17(8, ìn-foi.

{2) J ° urnaI Littér. et des Arts {en Allemand). " '

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