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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Paut. III. Liv. II. 53 9tout de l’astronomie. Ceci nous .engage à faire connoître avecétendue ce qui les concerne. Voici les principaux traits de leurvie et de leurs travaux ; je commence par Purbach.

George Purbach, ainsi nommé, parce qu’il étoit d’un endroitde ce nom entre l’Autûche et Ja .Bavière, naquit en H

fut disciple de Jean deGinunden, qui enseignoitl’astroïiomie aucommencement de ce siècle dans l’université de Vienne. Cafut-là sans doute que Purbach puisa le goût qu’il eut toujourspour c site science. 11 voyagea ensuite dans diverses parties dal’Europe, pour profiter des counoissances de ceux qui cultivoientl'astronomie. De retour dans sa patrie, il succéda à son maître,Jean de Gmunden , après avoir été fort sollicité de se fixer àBologne et à Padoue. Mais l’amour de sa patrie, et les bien-faits de l’empereur Frédéric III , le íixèrent à Vienne.

Purbach ne jouit pas plutôt de la tranquillité de la vie sé-dentaire , qu’il entreprit un ouvrage utile , et qui rnanquoit.C’étoit une bonne édition de Ptolémée ; on en avoit à la véfrite tine , et même plusieurs d’après l’arabe; mais elles étoientort vicieuses, parce que ceux qui les avoient faites, n’enten-doient que médiocrement l’astronomie. Celle que George deTrébizohde avoit donnée d’après Poriginal grec, n’étoit guèremeilleure par la même raison. Purbach en entreprit une nouvelle,en conférant les précédentes, et en les corrigeant. C’étoit toutce qu’il pouvoit faire, parce qu’il ignoroit le grec et l’arabe ;mais aidé des connoissances qu’il avoit en astronomie et de cestraductions dé j a faites , il parvint assez bien à rétablir le vraisens, et le texte de Ptolémée, dont il fit dans la suite un abrégéqui n’a jamais vu le jour.

Purbach s’attaclia spécialement à observer. II sentit que c’etoitle seul moyen de corriger ou de confirmer les hypothèses de['ancienne Astronomie. II imagina dans cette vue divers instru-mens , et iirectifia ceux des anciens. II corrigea, d’après sesobservations , les hypothèses de Ptolémée en divers points, et ilintroduisit de nouvelles équations dans les mouvemens des pla-nètes. II mesura plus exactement les lieux des fixes, dont laconnoissance est si nécessaire pour les mouvemens célestes. Pouraider enfin les astronomes dans leurs calculs, il dressa un grandnombre de tables de différente espèce : mais ce dont on luia le pins d’obligation , est d'avoir banni l'usage du calcul sexa-génaire de la trigonométrie qu’il enrichit de diverses propositionsnouvelles. 11 supposa le rayon divisé en 600000 parties, au lieudes divisions de 60 en 60 usitées par les anciens ; et au lieudes cordes des arcs doubles exprimées eû parties sexagénairesdu rayon', il calcula les sinus cn six cents millièmes de ce rayon.S011 disciple, Bégiomontanus, perfectionna cela davantage,

Yyya