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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. II. 545la ville ; ce qui n’excède pas les forces d’une mécanique in-génieuse. Ce que l’on sait positivement des inventions méca-niques de Régiomontanus, se réduit anx additions qu’il fit avecWalther à la fameuse horloge de Nuremberg, une des merveillesde son temps. II avoit aussi commencé à faire exécuter unemachine , qu’il nomme Astrarium. On doit probablement en-tendre par-là ce que nous appelions aujourd’hui, un Planétaire.Ce devoit être une machine fort composée , à en juger par ce•qu’il dit : car après savoir annoncée comme étant entre lesmains des ouvriers , il ajoute ces mots : Opus plane pro mi-raculo spectandum.

Régiomontanus eut le même sort que son maître, je veuxdire qu’une mort précipitée interrompit tous ses projets utiles,en l’enlevant à la fleur de son âge. Après un séjour de quelquesannées en Italie où nous Pavons laissé, en commençant le récitde ses travaux, il étoit retourné en Allemagne, et en 1471 ilavoit fixé son séjour à Nuremberg, où il avoit fait un discipleillustre dans la personne de Bernard Walther , l’un de sescitoyens, dont nous parlerons bientôt. II resta dans cette ville ,partagé entre les travaux de son cabinet et ceux d’observer,jusqu’en 14.70 qu’il retourna à Rome. Le motif de ce voyagefut l’invitation que lui fit le pape Sixte IV, de travailler à laréformation du calendrier. Ce pontife ayant formé ce projet ,personne ne lui parut plus capable de seconder ses vues, queRégiomontanus. II lui fit de grandes promesses, et le nommamême à l’é vêché deRatisbonne. Régiomontanus partit donc , lais-sant Walther continuer ses observations à Nuremberg , et arrivaà Rome en 1475. II commençoit à former le plan de la ré-formation projetée , lorsqu’il mourut. Ce fut au mois de juilletde l’année 1476, que les mathématiques firent cette perte , quiexcita les regrets de tous les savans. Le pape lui fit faire demagnifiques obsèques , et donner une sépulture au Panthéon.La cause de sa mort fut, dit-on, la critique qu’il avoit faitede la traduction de Ptolérnée et de Théon , donnée par Georgede Trébizonde. Les fils de ce Grec ne purent digérer Paffrontfait à la mémoire de leur père , et s’en vengèrent par le poison.Mais quoique bien des auteurs l’aient répété les uns après lesautres, ce n’est pas même un soupçon fondé, et l’on ne doitpas croire, sans de fortes preuves, de semblables atrocités. IIrégna en effet à Rome , cette année, une maladie épidémiquetres-cruelle , et ce fut probablement de cette maladie que Ré-giomontanus fut victime.

Tome I.

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