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Tome premier.
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56i HISTOIRE

nombre de bons ouvrages cju’il publia. Car on lui doit d’abordla traduction latine de partie des oeuvres d’Archimèue , qu'ilpublia en 1558 , avec un commentaire sur les endroits dilfi-ciles. Les deux livres de ce géomètre , intitulés De Us quasvehuntur in aqua , dont le texte grec ne s’est jamais retrouvé ,furent'aussi publiés par ses soins en i565, et en sont jusqu’àprésent la meilleure édition. II donna l’année suivante, i566,les quatre premiers livres des Coniques d’Apollonius , avec lecommentaire d’Eutocius, et les lemmes de Pappus, qui en sontune sorte de commentaire ou d’introduction , et ses propresnotes. Sa nouvelle traduction latine des Elémens d’Euclide, vitle jour pour la première fois en et il en procura une

bonne traduction cn italien, qui parut à Pesáro en r5/5 , etde nouveau en 1619. Cette édition latine d’Euclide est si esti-mée, que réduite aux huit livres ordinaires, savoir les six pre-miers, avec les onzième et douzième, elle est devenue commeclassique en Angleterre , et a été réimprimée un grand nombrede fois (in-8 0 .). On doit encore à Commandin les meilleurestraductions latines de divers ouvrages anciens, comme les traitésdu Planisphère et de T Analemme de Ptolérnée ; le livre d’Aris-tarqne de Sam os, sur les grandeurs et distances du Soleil etde la hune ; les Pneumatiques r/’Héron ; le traité de Géodésieou des divisions des ligures du géomètre Arabe , Meheinet deBagdad , dont Toriginal lui fut fourni par Jean Dée , géomètreAnglois. Mais un dernier ouvrage , et le plus important detous , dont on ait l'obligation à Commandin , est sa traduction,éclaircie par des notes, des Collections mathématiques dePappus. Car cette traduction est encore Tunique qui ait paru, etpeut-être sans lui, cet ouvrage si important dans Tordre de lagéométrie ancienne, seroit encore enseveli dans la poussièredes bibliothèques. Commandin y travailla un grand nombred’années. Elle parut après sa mort à Pesaro, en 1688, in-fol.Je renvoie, pour le surplus de ce qui concerne cet objet, àce que j en ai dit dans le quatrième livre de la première partie decet ouvrage.

Ce géomètre , recommandable par ses travaux multipliés ,mérite qu'on jette quelques fleurs sur son tombeau. II étoit né« Urbin en léoq, et passa la plus grande partie de sa vie auservice du duc de ce nom (Jean Marie), qui fut son élèveen mathématiques , ainsi que Guido Ubaldo, marquis del Monte,et Ton peut dire qu’il fut un des hommes qui servirent le plusutilement les mathématiques à cette époque. On pourroit ledonner comme le modèle des commentateurs ; ses notes vontau fait, et ne viennent qu’à propos, sans être ni trop longues ,ni trop courtes. Très versé dans tout ce que les mathématiques