DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Lit. IIL 563-avoient de plus profond pour son temps, il prend bien legens de son texte, et le redresse où il en est besoin. Quandon s’acquitte, avec cette intelligence, de son devoir d éditeuret de commentateur, on mérite une place à côté des bons ori-ginaux. Ce savant estimable mourut en i5y5.
L'abbé Maurolyco ou Marullo de Messine , se distinguoitdans le même temps , non-seulement comme géomètre original ,ainsi qu’on le verra dans la suite , mais aussi par ses éditionsde divers géomètres anciens. Car il publia en i558 une nou-velle traduction des Sphériques de Théodose , d’après le grec ,à laquelle il joignit les Sphériques de Menelaùs, d’après l’arabe,et deux nouveaux livres sur ce sujet par forme de supplément.II publia aussi l’ouvrage d'Audio liens, de Sphera mohili , etcelui de Théodose de Jlabitationibus , ainsi que celui d’Euclide ,intitulé de Phaenomenis. Il avoit enfin traduit les Coniquesd’Apollonius ; il les avoit éclaircis avec des notes, et avoitformé une sorte de divination de la doctrine des cinquième etsixième livres. Il travailla également sur Archimède, dont aprèssa mort on fit une édition, qui s’étant perdue par un nau-frage , fut renouvellée par un exemplaire retrouvé, en i6di.Maïs c’est plutôt une imitation d’Archimède, que l'ouvrage dugéomètre ancien. On ne dit rien ici d’un grand nombre d'autresouvrages sur toutes les parties des mathématiques, dont unegrande partie a resté manuscrite. Mais ce qui en a été publiéprouve que Maurolycus étoit un des plus forts géomètres deson temps. II étoit d une famille grecque qui avoit fui de Cons-tantinople en .Sicile, dès avant la prise de cette ville, parMahomet II. II étoit né en 149 -f, et mourut en i5j5.
Tartalea, dont nous aurons occasion de parler assez au longdans la suite même de ce livre, fut encore un de ceux quiRattachèrent à faire connoître dans sa langue quelques ouvragesanciens. On a de lui une traduction italienne des quinze livresdes Elémens d’Euclide qu’il publia en i543, et qui fut réimpriméeen i55y. Mais le mauvais italien dans lequel elle est écrite ,qui est celui qu’on parle à Venise , dut la rendre moins utile.
11 donna aussi une traduction latine de partie des œuvres d’Ar-chimède , qui parut pour la première fois en i 543, et de nou-veau avec ses Qiiesiti c invenzioni diverse .
Nous donnerons aussi place dans cette classe de mathéma-ticiens estimables, à Joseph Auria Napolitain, et an nobleVénitien, François Barozzi. Ce fut par les soins de celui ci,que parut la traduction latine du curieux, quoique excessive-ment prolixe, commentaire de Proclus, sur le premier livre
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