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Tome premier.
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56 i HISTOIRE

d’Euclide ( l ). II fat encore auteur d’un ouvrage en partie ori-ginal, en partie extrait des géomètres anciens, sur onze ma-nières de décrire une courbe qui , s’approchant toujours deplus en plus , et de plus près cju’une quantité quelconque sipetite soit elle, d’une ligne droite, ne l’atteint jamais, C’étoit desou temps une espèce de paradoxe , dont tout le merveilleux estévanoui.

Auria publia, d’après les manuscrits du Vatican, divers ou-vrages astronomico-géométriques, tels que le traité de Théodosede diebus et noctibus , et celui de Habitationibus. II en pro-jetoit divers autres qui n’ont pas vu le jour.

Je m’étendrai moins, pour ne pas devenir trop prolixe, surles divers traducteurs et commentateurs , que nous offrent lesautres parties de f Europe, pendant ce siècle. Dès l’an i5i 6,on vit paraître en France une édition coinplette des Elémensd’Euclide en latin, par les soins réunis de Jacques Faberd’Etaples, et d’Isaac Pontanus. Elle est donnée comme laited’après le çrec, ou du moins comme celle de Zamberii, re-visée d’apres P original, et combinée avec les commentaires deThéon, et Campanus. Oronce Finée, professeur royal, publia,en i536, une autre traduction latine des six premiers livresd’après le grec, et rnêine avec le texte grec des propositions ;et Jacques Pelletier du Mans en donna aussi une en iò5y , avecd’assez amples notes. Cette traduction parut de nouveau avecdes corrections et additions en isi io. C’est là que prit naissancela fameuse querelle sur l’angle de contingence , dont il seraplus au long question dans la suite. Encline eut aussi un tra-ducteur en Tangue françoisc, dans Pierre Forcadel de Beziers,qui publia en 1664 les six premiers livres, et les trois suivansen 1 566 , Le livre X qui traite des quantités irrationnelles, ,1eplus difficile de tous , excita particulièrement l’attention dePierre Mondoré , bibliothécaire du roi, et ami du célèbre chan-celier de PHôpitai qui, dans ses poésies, en fait un éloge brillant.II le publia en i 55 i (2). II avoit préparé plusieurs autres ou-vrages de ce genre , sur des mathématiciens anciens. Mais vic-time de la St. Barthélemy, il périt dans cette affreuse journée,son cabinet fut pillé, et ces ouvrages perdus.

A ces éditeurs François de géomètres^ anciens, on doit joindreJean Péna, ou de la Pêne, gentilhomme Provençal, et pro-fesseur royal à Paiis, qui donna en 1 55 j le texte grec des Sphé-riques de Théodose, avec la traduction latine. C’est une des

(t) Procli Diadachi Philos. Plato- (2) Euclidir. elementorum lihri 10,nid commmit. in 1 Euclìdis libnun , Petro Montaureo interprété, etc. Paris.libri 4 - Par. 1560, in-fo), 1551, in- 4.