DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. III. 565meilleures éditions et traductions de ce géomètre; il publiala même année la traduction et le texte grec de l’Optiqueet de la Catoptrique d’Euclide , ainsi que de son lsagoge har-monica. Pascase Hamei|us ou Duhamel, aussi professeur royal ,donna en r55y le Psammètes ou Arcnarius u’Archimède avecdes kiotes, en quoi même il devança Commandin. Eníin M. neEoix-Candaile , évêque d’Aire en Gascogne , donna en i566une édition (in-fol.) d’Euclide, à laquelle il ajouta un seizièmelivre sur les corps réguliers ; édition qui fut suivie, en >078 ,d’une nouvelle , dans laquelle il lit entrer deux nouveaux livressur le même sujet. Mais nous renvoyons à ce que nous enavons dit, en parlant, à l’occasion d’Euclide, de ses principauxéditeurs ; car nous n’avons pas eu le dessein ni là, ni ici,d’épuiser cette madère.
É’Allemagne ne manqua pas , pendant la même époque detraducteurs, éditeurs ou commentateurs des anciens géomètres.On en feroit une prolixe énumération ; il faut se borner iciaux principaux, comme Yogelin, Grynœus, Herlinus , Vena-torius, Dasypodius, Scheubel, Camcrarius, Xylander. Le premier,qui étoit un professeur de mathématiques à l’université de Vienne,publia en i5z8 et i536 , une sorte d’extrait de la géométried’Euclide, sons le titre d 'Elementale geometricum. II travaillaen particulier fort utilement, en publiant d’après le grec uneédition des Sphériques de Tliéodose , meilleure que celle dei5i8.
On eut sur-tout, vers cette époque, une grande obligation ansavant Grynmus , qui fit eníin connaître par Timpression letexte grec des Elémens qu'11 publia en i533 , par l'entremisede J. Hervage , imprimeur de Eâle. II y joignit le commen-taire de Proclus sur le premier livre d’Euclide, le tout sanstraduction. Car alors il n'étoit guère moins commun de savoirle grec, qu’aujourd’hui le latin. Au surplus ceux qui donnentà cette édition une date de i53o, sont absolument dans Ter-reur , et je doute qu’il y en ait eu une nouvelle de i 53 p.
Grynœus eut peu d’années après un imitateur dans ThomasVenatorius, qui publia en 1544 (in fol.) le texte grec des ou-vrages d’Archimède, qui se retrouvent dans celte langue, ainsique celui de son commentateur Eutocius. II y est accompagnéd’une traduction latine, ce qui en rend futilité plus grande.
Herlinus et Dasypodius, tous deux successivement professeursà Strasbourg, tirent sur Euclide un travail assez pédantesque ;ce fut de le réduire en forme syllogistiquo ( 1 ). Le premieravoit fait ce travail sur deux livres ; le dernier en ajouta quatre
(i) Analyses geometr , sex librorum Euclidis, etc. Argent. 1566 , in-fol-