Band 
Tome premier.
Seite
571
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Pakt. III. Liv. III. S 7 igénie facile, et d’une imagination brillante, il embrassa suc-cessivement , ou à la fois, toutes les connoissances humâmes.On le vit orateur, naturaliste, géomètre, algébriste, astronomeou plutôt astrologue, médecin , physicien, moraliste et philo-logue. Mais il donna en inême-temps dans des travers exces-sifs ; et après diverses mutations de domicile, et des agitationssans nombre, il mourut à Rome en iSj 5. H n’est cependantpas vrai qu’il soit mort dans l’indigence , ni qu’il se soit laissémourir pour ne pas faire mentir son horoscope; car cet ho-roscope étoit assez vague pour lui donner de la marge, etil paroît que quand il mourut, il jouissoit de l’aisance ci’unmédecin accrédité qui va voir ses malades en voiture. Il étoitau surplus habile géomètre , et il tenta d’appliquer la géomé-trie à ia physique dans un ouvrage intitulé : Opus novum deproportìorùb/is, numerorum. , motuum , ponde rum , soiiomm, etc.Basil. i 5 7 o, in-fol. 11 est vrai que ses eí forts furent en général des-titués de succès ; les bases propres à fonder ses raisonne-mens géométriques manquoienf ; mais cet ouvrage qui luifit beaucoup d’honneur, montre qu’il avoit dans la tête autantde géométrie qu’aucnn de ses contemporains. Tous ses ouvragesmathématiques se trouvent dans le tome IV des OpéraCardarii , édition de Lyon en dix volumes in-folio. On don-nera ailleurs l’histoire de ce que lui doit l’analyse algébrique.Car c’est par-là qu’il s’est rendu principalement recomman-dable, ainsi que son disciple, Louis Ferrari ou Ferraro.

Cominandin (Fédéric), médecin et mathématicien de la villed’Urbin , né en i5oy, s’est rendu, comme on l’a vu plus haut,surtout recotmnaiidable par ses nombreuses traductions, quirespirent une parfaite intelligence dans la. géométrie, soit ordi-naire , soit transcendante. A la vérité il ne fut pas aussi heu-reux dans les efforts qu’il fit pour aller'au-delà des anciens ;le seul ouvrage où il ait tenté d’être original, est son traitédes centres de gravité des solides , matière à laquelle Archimèden’avoit presque pas touché. Mais parmi les corps dans lesquelsla position de ce centre ne se présente pas au premier coup-d’œil , 1 hémisphère et le conoide parabolique sont les seuls oùil put réussir. II y avoit plus de difficulté à déterminer lescentres de gravité des segmens de sphères et de sphéroïdes ,et ceux des conoïdes hyperboliques : c’est ce que fit au com-mencement du dix-septième siècle Lucas Valérius, autre géo-mètre Italien très ingénieux et très-habile , dont nous parle-rons dans la suite. Commandin mourut en 107.5.

Maurolicus de Messine mérite d’être regardé comme fspremier des géomètres ses contemporains. Il fleurit au milieudu seizième siècle; personne de son temps ne fut plus versé

Cccc 2