37 î HISTOIRE
que lui clans la géométrie transcendante-;, li donna non-seuîe-xnent des éditions <le divers géomètres anciens, tels qu’Atchi-mède , Thcodose ; mais il lit quelques découvertes dans Jathéorie clés sections coniques. i°. Ji travailla à rétablir le cin-quième livre d'Apollonius, sur les indications de Pappns, quiapprennent qu’il traitoit de maxirnïs ct mìnimis. il en formadeux livres, à la vérité, fort inférieurs à celui d’Apolioi.ius,et à ceux de M. Yiviani ; ils n'on t paru qu’en 1664, ]'ar lessoins, je jense, d’Alpíionse Borelli, et Vivian i en a donnéun précis dans sa divination sur Apollonius, hiais ce qui faitprincipalement honneur à Maurolicus, c’est l’ingénieuse ma-nière dont il considère les sections coniques. 11 les prend dansle crue môme, et il montre par cette voie diverses propriétésdè ces courbes , comme celles de leurs tangentes , des asymp-totes de i : h\perbole, etc., avec une élégance ravissante pourles amateurs de la géométrie ancienne. Aussi plusieurs auteursont-iis adopté cette méthode, entr'autres M. cle la Ilire, dansson giand et savant traité des sections coniques, où il l’abeaucoup é'endtie. Si l’cspace nous le pennettoit, 110ns endonnerions volontiers une légère idée. If esprit géométrique ,dron-t Maurolicus éloit plein , lui iìt faire cette reniai que utileen gnomonique , que les traces de sombre du sommet d’unstyle sont toujours des sections coniques, dont la nature etl’espèce varient suivant la position du plan où se projettecette ombre. (On suppose ici que; le mouvement de déclinaisondu Soleil dans le cours d’une journée ne soit pas sensible ).Cette remarque fournit d’ingénieuses solutions de divers pro-blèmes gnomoniques.
Daniel Barbaro , noble Vénitien, et archevêque titulaired’Aquilée, comme son oncle Ifermolao Barbare, cultiva aussila géométrie et les mathématiques en général. II appliqua lapremière au développement de la perspective , encore très-embronillée, et les mathématiques en général à l’explicationdu dixième, livre de Vitruve , qui est presque tout méca-nique.
Nous croyons devoir encore donner place en cet endroit denotre ouv!âge, à Jean Benedictus, ouBenedetto, mathématiciendu prince Emmanuel duc de Sayoye , qui paroît avoir eu pourlui beaucoup d’amitié. Son livre intitulé : Specnlatìonum ma-thematicarum ac p hy sic arum liber (1), contient beaucoup debonne géométrie. O11 y voit qu’il possédoit très-bien l’analysegéométrique ancienne, qu’il applique à divers problèmes qui
(i) Taurini, 15S5, in-fol.