DES MATHÉMATIQUES. Ihuvr. III. Lív. III. 5 y 3«voient dans ce teuq;s leur diffîcnìíé. 11 sera lait encore mentionde lui, lorsqu’on pariera de la gnomonique ct c\e la mécanique.
Le célèbre Wulí' n’est pas le premier qui ait entrepris dedémontrer jusqu’aux axiomes de la géométrie. II y eut vers cetemps un géomètre Italien , qui forma un semblable projet. Hse nommoit François Patrizi, et il eut de la célébrité à d autrestitres. Dans son iivre intitulé : Délia nuova geometria, uiFrancescoYaUr/ÂLibri XV, etc. (1), il entreprend de démontrerles notions géométriques les plus évidentes, et il le fait par desdétours de raisonnement, tels qu’après avoir lu ses démons-trations , on commenccroit volontiers à douter que le toutsoit plus grand qu’une de ses parties. Ses quinze livresconduisent jusques vers la moitié du premier livic dT.ucli.Je ,ensorte cpi’un cabinet d 'in-quarto auroit à peine complet téles Llémens. C’étoit là ce que l’atrizi appeloit un chemin royalet plus uni que celui que les anciens a voient frayé.
La France ne lut pas la dernière à accueillir les mathéma-tiques pures nouvellement importées , pour ainsi dire , chez lesOccidentaux. Divers membres ou élèves de l’université de Paris,donnèrent dès le commencement du siècle des ouvrages sur l’arith-métique et la géométrie. Tels furent Thomas Bradwardin , donton a une Aiitìimctica et gnome tri a speculativa (2); GaspardLhx , auteur d’nrie Arilhmetica speculativa. etpractica , ct d’un.traité de proportìonìbus ( 3 ); Jean-Martin Siliceus, dont lenom propre étoit Guijen (qui, en Béarnois , signifie un caillou),auteur d’rm Ars ari.thmeti.ca iu theoriam et praxim scissct( 4 ) » Josse Clictovée , qui publia aussi un traité intitulé : Praxisnumerandi; et Cuthbert Tonstall, ami intime de Thomas Mores,auteur d’un livre intitulé de Artesupputandi libri VJ ( 5 ). d oitsces savans étoient à la vérité étrangers , mais ilsavoient, à cequ’il paroît, puisé leurs connoissances à Paris, déjà réputé lamétropole des sciences et des lettres. Remarquons ici que laplûpart de ces hommes arrivèrent dans la suite aux plus grandshonneurs ecclésiastiques ; car Bradwardin , de retour dans sapatrie, fut archevêque de Cantorbery; Siliceus ou Guijen montasur le siège archiépiscopal de Tolède ; Tonstall fut évêque deDurham , et Gaspard Lax parvint au souverain pontificat.
Dans le même-temps vivoit Charles de Bovelle, dons nousne parlons cependant ici que pour dire qu’il fut, ainsi qu’OronceFinée , fort au-dessous de sa réputation. On lit parmi cesouvrages (6) divers traités géométriques, mais qui, ainsi
(1) Ferrara, 1587, in- 4 0 . (4) 1514, 1516,111-4®.
{y Paris, 14515 et 1496 ; It. 1505 , (î) Ibid. 1508, in-4 0 .
1 C 5 , tc - (6) Caroli Bovilli Samarobrinl ope-
lbut. 1J15, în-fol. ra , etc. isio,