DES MATHEMATIQUES. Part. III. Liv. III. 585même qu’il n’entre point dans la proportion , ou enfin quecette proportion soit en nombres , ou en tangentes etsícantes.
II n’y a aucune différence entre la méthode de Cìavius etcelle que Longomontanus donne d’après Jostel. Je remarque-rai encore ici en passant , que Clavius donne dans cet ouvrageune trigonométrie sans calcul ou toute géométrique , où Ionn’emploie que la règle ct le compas.
Quoique la découverte des logarithmes ait beaucoup dimi-nué le prix de cette invention , nous croyons cependant de-voir en donner une idée plus développée en faveur de ceuxqui en seroient curieux. Mais comme cela couperoit trop le filde notre histoire , nous le renvoyons à la note B qui suit celivre.
Je suis contraint de me borner presque à citer les noms deplusieurs autres géomètres Allemands qui méritèrent bien desmathématiques dans ce siècle. De ce nombre est André Sti-borius, professeur de l’université de Vienne, nn des créateursde notre gnomonique moderne ; car la gnomonique rt’ostqu’un problème de géométrie fondé sur une supposition astro-nomique; le célèbre peintre Albert Durer, auteur d' Institu-tions de géométrie et de perspective ( en Allemand ) , princi-palement adaptées à l’usa«e des artistes ; elles ont été tra-duites en latin et imprimées à Paris en i-5a5 ; Jean Schœner etAndré Schœner son fils, éditeurs de nombre d'ouvrages géo-métriques ou astronomiques de Régiomontanus, cntr’autres,de sa trigonométrie, à laquelle il paroît qu'ils ajoutèrent plu-sieurs choses. Car j'ai peine à croire qu’il ait pu sortir de laplume d'un géomètre du quinzième siècle, un ouvrage aussicomplet; ce sont «Bailleurs aussi les premiers auteurs moder-nes de gnomonique. Sébastien Munster, homme célèbre dansce siècle par son érudition hébraïque et par sa cosmographie ,écrivit des Elémens de géométrie sous le titre de RudimentctMathematìca en deux livres. Jean Praetorius , professeur de ma-thématique au college Joachimique de Nuremberg, étoit unhabile géomètre pour son temps. II paroît être l’inventeur de1 instrument géodétique, appellé la Planchette, car j’ai vusouvent donner à cet instrument par les géomètres Allemandsle nom de Tabula Praetoriana. Rheinold, fils de l’astronome dece nom , passe pour le premier qui appliqua la géométrie àl’art de se conduire dans les mines, ou du moins qui perfec-tionna cet art; car il est difficile de penser que dans un paysoù l’on s’occupe si fort du travail des mines, on n’eût pas déjàdes méthodes pour se conduire dans ces travaux souterrains.^ (geo/netrìa svbterranea en Allemand , qui parut en x 5y5 ,luisît une réputation distinguée dans sa patrie.
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