DES MATHÉMATIQUES. Fart. III. Lxv. III. 5 97produit de 2 n — 6 par rr — 36 , est égal au carré de 3 o.(Cela se voit par la considération de ce carré a z tr 2 -f a « í x-\-aabb, où a 1 b b est le carré c!e la moitié du coefficient dusecond terme). Mais cela donneral’équation « 3 — 3 rír — 36 /r= 342. Or n étant trouvé , on aura les complémens qu’ilfaut ajouter aux membres de l’équation proposée pour la ré-soudre. Si l’on a o.- 4 =i2 x + 5 , en appliquant de part et d’antre2 n x* -f iT, on aura le premier membre carré, et le second lesera en faisant 2 « x «* + 5=36$ c est-a-dire « 3 -f 5 /;= 18 , cequi donne n égal à 2. Le reste n’a plus aucune diificulté. Tellefut* la méthode de Ferrari, qui conduit , ainsi que toutes cellesqu’on a pu trouver depuis , à une équation du troisièmedegré.,C’est donc à tort que M. Waliis , dans son traité d’Al-gèbre historique et pratique ( 1), dit qu’il 11c trou voit pas queFerrari eût fait aucune découverte dans l’analyse. Si cet écri-vain eût fait des recherches plus grandes sur l’histoire qu ilprétendu! t écriie,(et n'aurions-n o us pas droit d exiger qu’illes eût faites?) il auroit trouvé dans l’Algèbre de Cardan, ceque nous venons de raconter. Eornbelîl lui auroit aussi apprisce que l’Algèbre devoit à Ferrari. Mais celle inexactitude de"Waliis ne doit pas nous surprendre : il n’y a personne qui ,après avoir lu sa prétendue histoire , 11e voie clairement queson objet a été bien moins d’en faire une , que d'élever Harriotau-jlessus et aux dépens de tous les analystes étrangers.
On ne sera peut être pas fâché de qpnnoître quelques cir-constances de la vie de ce premier inventeur de la résolutiondes équations du quatrième degré. On les trouve dans le neuvièmetome des Opéra Cardani, (édit. de Lyon). II étoit,' dit Car-dan, de Milan ; en quoi, je l’avoue , il contredit Bombelli, maisil est probable qu ii étoit mieux instruit. 11 y naquit cn 1622,d’une famille honnête, mais ruinée par les vicissitudes qu’é-prouva cette ville dans ce siècle. Entré chez; Cardan à í’âgede i 5 ans, comme simple domestique, il montra tant de la-cilité pour les sciences, que ce" médecin cn fit son secrétaire,et lui enseigna les mathématiques, dans lesquelles il lit de telsprogrès , qu’à 17 ans il fut en état de les professer. Sa ré-putation lui procura l’amilié du cardinal de Mcnioue, qui luilit obtenir du prince de Gonuague, son frère, la commissionhonorable et avantageuse de faire la carte de l’état de Milan.H y employa huit années, au bout «lesquelles ay«mi, contractéune incommodité, que son peu de modération cRrns les plai-sirs aggrava, il quitta cct emploi et le prince son bienfaiteur,d’une manière assez brusque et peu r-econnoissante. 11 se re-
(t) De Algebra Tract, hist. et pract. p. 228 et 229, inter opp. Wallisii,t. 2, 1693.