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Tome premier.
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tira alors à .Bologne, oû Cardan qui y exerçoit la médecine,lui procura nne chaire de rhathématiques. Mais il mourut aillìout de Vannée , âgé de 43 ans , et d une manière quidonna lieu de pënser qu’il avoit été empoisonné par sa sœur,qui hérita de sa fortune assez considérable. Quoi qu’il en soit,Cardan, en faisant l’éloge de son esprit, donne une idée fortdéfavorable doses qualités morales; le représentant comme undéhanché, un impie, et un homme d’uu caractère si colère ,que quoique son ancien bienfaiteur, il se faisoit, peine de sa-border. Fa u t-il que les qualités de l'esprit soient si fréquem-ment ternies par celles cl n cœur? Car Cardan lui-même, con-sidéré moralement, n’étoit pas fort estimable.

Avant que de sortir de l’ítalie, nous avons encore à .parlerde Kaphael Eumbelli, qui lit des découvertes utiles en analyse,et dont l’algèbre parut cn 1089. II développa d’abord danscet ouvrage, d’une manière plus claire, ce que Cardan avoitdit sur les équations du troisième et du quatrième degré. AVégard de ces dernières , il ne lit que suivre la méthode deFerrari. ?,í. Waliis montre encore ici qu’il n’avoit lu Bombelliqu’avec heaucoup 'd'inattention : il tombe même à son égarddans une double faute ; i°. en lui faisant honneur de la réso-lution des équations dn quatrième degré, que Bombelli attribueexpressément à Fêiraii ;%.o. en disant que la méthode de Bom-belli est la même que celle de Descaries. Cela est entièrementfaux, et il falloit être aveuglé comme l’étoit Wallis , par l’eu-vie de déprimer le géomètre François, pour tomber dans unepareille inexactitude. Bombelli ne divise point, comme faitDescartes, une équation bi< quadratique, en deux du seconddegré, qui la produisent par leur multiplication mutuelle : iln’y en a pas la moindre trace même dans la page 353 quecite Wallis. Le principe de la solution de Bombelli, ou plutôtde Ferrari, est bien différent, comme on peut le voir par cequ'on a dit plus haut , et c’est nne observation qui n’uuroit paséchappé à Wallis, si Harriot eût été à la place de Descartes.

Bombelli lut plus clairvoyant que Cardan , sur le sujet d ucas irréductible. 11 prononça que malgré le déguisement de laracine sous une forme imaginaire , elle étoit toujours pos-sible : il íit plus , il le démontra à l’aide de certaines cons-tructions géométriques , dans lé goût de celle que Fiston donnapour la Síltyjfeon du problème de deux moyennes proportion-nelles. Il remarque fort justement qu’on ne doit point lui fairenu crime d’y employer un certain tâtonnement, puisque leproblème étant de la même nature et du même ordre que celuide la duplication du cube, cn cbercheroit en vain à le résoudrerigoureusement à l’aide de la seule règle et du compas. C’est