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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. Liv. III. 6 13n’en faisant présent qu’ù des géomètres habiles ou à ses amis.Après sa mort, Alexandre Andersen mit au jour quelques unsde ses manuscrits ; enfin Schooten donna en 1646 une éditionde tous les ouvrages de Viète, qu’il put se procurer.

V I I I.

II nous faut maintenant passer brievement en revue lesprincipaux algébristes du seizième siècle, qui contribuèrent, parleurs écrits, à répandre la connoissance et le goût de l’algèbre.En Italie, outre les algébristes dont on a parlé, on trouve uncertain Caligarius, qui vivoit en i5i5. J’ai lu quelque partque son nom propre étoit Galighai , et qu’il fut le grand-pèrede la fameuse maréchale d’Ancre, dont le norn étoit, commetout le monde sait , Eléonora Galighai. L’arithméticien et algé-biste Galighai ayant dédié son livre au cardinal deMédicis, depuisClément VII, avoit été attaché à cette maison. De-Ià l’originede la fortune de sa petite-fille auprès de Marie de Médicis , quiramena d’Italie. La satyre lui a donné une origine beaucoup plusabjecte en la faisant fille , on petite-fille d’un cordonnier. Maisil y a encore loin de l’état d’un petit arithméticien à celui au-quel la fortune l'éleva pour l’en précipiter , à la vérité, ensuited’une manières! tragique.

En France , Jacques Pelletier du Mans traita en deux livres , del’algèbre; son ouvrage intitulé -. VAlgèbre départie en deuxU vres , parut pour la première fois en i55j, et eut plusieurséditions. Peu après, c’est - à - dire, en 155^, Jean Bntéon oude Batéon, Dauphinois et religieux de Tordre de Saint-Antoine ,*donna aussi une algèbre sous le titre de Logistica etc. Je mesuis trompé en disant autrefois que Butéon avoit le premiersubstitué des lettres aux signes dont les algébristes avoientlait usage avant lui. II employa la lettre grecque ? pour lachose ou la cosa des Italiens ; une espèce de carré rhomboïdepour le carré de l’inconnue , et enfin un petit cube en pers-pective pour son cube. Pierre Josselin de Cahors publia en1576 , un traité d’algèbre intitulé : de occulta pai'te numé-ro rum, etc. J’ai idee d’y avoir viz anciennement des essaisassez ingénieux d’applicadon de l’algèbre à la géométrie , cn-tr’autres à Pinvention des deux moyennes proportionnellescontinues', où il se trompe néanmoins, croyant avoir résolu parnne équation du second degré , le problème qu’Apollonius ré-solvoit au moyen d’une hyperbole. Enfin, Bernard Salignac,Bordelois, donna en 1680 une Algèbre, précédée de l’arithmé-tique, sous le titre de Aritìnn. Libri II et Algebrae totïdein.On me permettra de passer les autres sous silence.