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Tome premier.
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624 HISTOIRE

ses ouvrages contiennent à peine quelque chose d’utile à lasaine astronomie. Tous les écrits astronomiques de Cardansont entachés du même défaut. Maurolicus dé Messine, célè-bre géomètre et plus raisonnable , donna divers ouvrages quifurent utiles à 1 astronomie , comme sa cosmographie endialogues, des éditions de divers ouvrages astronomico-géomé-triques, comme ceux de Théodosc et de Menelaiis, etc. etc.Quant à Fracastor , plus médecin ou lettré qu’astronome ,il prétendit dans son ouvrage intitulé : Homocentríca , ( Ve-ronœ, i >38 , in-4 0 . ) qu’il n’y avoit point d'excentricité dansles mouvemens célestes, et que toutes leurs inégalités n’étoientqu'optiques, et l’effet des réfractions des orbes célestes. Lesastronomes n’ont jamais vu dans cette prétention et ses preu-ves, qu'une chose absolument contraire aux phénomènes queFracastor ne connut jamais , et un abus de raisonnemens. Onn’y trouve pas même ce spécieux qui peut faire illusion , en sorteque je suis étonné que ['historien de ['astronomie ait entreprisen quelque sorte de faire son apologie , et ait pu trouver duséduisant dans ces rêves de Fracastor.

Pierre Nonius , en son nom , Nimez , Portugais ; Jean deRoyas ; AlfonsedeCordouc et François Sarzozo, cultivoient ['as-tronomie dans le môme temps en Espagne. Alfonse de Cordoue,natif de Séville, publia en i5o3 des tables astronomiques dédiées àla reine Isabelle de Castille, et commençant à ['époque desou avènement au trône ( 1474 ) : ces tables , au reste , nesont que les Alphonsines réduites à cette époque. Jean deRoyas écrivit un traité très-ingénieux , sur une projection par-ticulière de la sphère, qui a retenu son nom; ce traité parutà Paris en 1040 , et a eu presque les honneurs du commen-taire. François Sarzozo donna en 1Ò26 un ouvrage intitulé :ia AEquatoiiiun planetarum libri II , ( Paris. i 5 .\o. ) Cetéquatoiial des planètes est encore un instrument imaginé pouréviter les calculs , et on peut y appliquer ce que Kepler di-soit des inventions d’Apianus , Schoener , Munster et diversautres. Nnnez le Portugais est celui de tous ces astronomesà qui l’astronomie a le plus d’obligation , il étoit observateurnssidu ; son traité de Crepuscuììs , qui vit pour la première foisle jour en i54z , lui íit honneur et lui en fait encore : car il yrésolut le problème du plus court crépuscule, problêntt assezdifficile pour avoir occupé pendant quelque temps f un riesBernoulii. Ses autres ouvrages astronomiques furent principa-lement utiles à l’art de la navigation qu’il cultiva particulière-ment pour remplir les vues du prince Henri, fils <lu roi Em-piannel, l’un des principaux promoteurs des découvertes géo-graphiques de son temps. On trouve ces divers traités dans le

recueil