DES MATHÉMATIQUES. Pàet. III. Liv. IV.recueil de ses œuvres, imprimé à Baie, en. 1666. Nous di-rons encore quelque chose d’intéressant sur Nonius, lorsquenous parlerons de la gnomonique. '
Nous croyons eníin devoir dire quelques mots de Jacob Zte-gler, auteur de quelques ouvrages astronomiques, et sur-tqutd’un commentaire savant sur le second livre de Pline , qui traitedu ciel ; en quoi il fut imité par Jacob Milichius , grand amidu célèbre Melanchton ; de Jean Dryander, qui écrivit surl’astrolabe et sur l’anneau astronomique; de Simon Grynœus ,qui donna en i 538 , à Bille , le texte grec de Ptolémée (onlui devoit déjà celui des Elémens <S!VA\c\iàc) ; de Joachim Ca-mérarius, une des lumières de l’Allemagne vers cette époque,qui fournit à Grynœus le texte grec du commentaire de Théon,et écrivit un traité curieux sur les comètes , ouvrage néan-moins plus philologique qu’astronomique ; de Renier GemmaFrisius, auteur de divers ouvrages sur les globes , Vanneauastronomique , sur l 'astrolabe et les j'ègles d’Hipparque , &c. ;de Jean Wirdungus, auteur de tables qu’il publia en 1542,sous le titre de Tabulae resolutae, à cause de la facilité qu’ils'efforça de leur donner. Mais il est temps de terminer cetteespèce de nomenclature assez stérile, pour arriver au temps deCopernic, auquel l’aslronomie doit une révolution qui conser-vera son nom, tant que 1 esprit humain s’occupera de la sublimescience des Astres.
III.
Pendant qu’on travailloit ainsi de toutes parts à faire fleurirl’astronomie , mais sans s'écarter encore de la route que lesanciens avoient frayée , le célèbre Copernic méditoit un projetplus avantageux pour cette science. Libre des préjugés souslesquels les esprits étoient depuis si long-temps asservis , il osoitsoumettre à l’examen les raisons qui avoient fait croire jus-qu’alors , que notre habitation étoit le centre de Puni vers etdes mouvemens célestes. Frappé de la foiblesse de ces raisonset des inconvéniens sans nombre qui suivent de l’immobilitéde la terre , il travailloit à relever de ses ruines le véritablesystème de l’univers ; il osoit enfin le publier malgré l’air deparadoxe qui l’accoinpagne auprès du vulgaire, étalés contra-dictions qu’il prévoyois. Cette époque est tout-à-fait digne del’attention des philosophes; car ce pas hardi fut comme le signalde 1 heureuse révolution qu'éprouva la philosophie peu de tempsa P^ es -. II entre dans notre plan d’exposer par quelle suite deréflexions Copernic parvint à cette sublime découverte. NousTomel. Kkkk