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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. III. L»v. IV. 63itandis cjue ceux qui sont sous l'équateur, l’anront à 2 3° j duleur. Cet astre paroîtra eníin à tous les Jiabitans de la terre ,décrire dans le Ciel, le plus éloigné des parallèles à l’équateur,c'est-à-dire le tropique:, ce sera pour eux le jour du solstice. Quela terre aille delà au commencement de la Balance , il se feraun nouvel cquinoxe , par la même raison qu’il s’en est faitun lorsqu’elle entroit dans le signe du BeJier; et lorsqu’cllcsera arrivée au Capricorne, on aura un nouveau solstice , lesoleil décrira l’antre tropique. Il est eníin aisé d’appercevoirque dans les positions moyennes , entre celles qu’on vient dedécrire , le soleil paroîtra parcourir des parallèles moyens entrel’équateur et les tropiques : par conséquent il paroîtra tantôts’approcher , tantôt «'éloigner du zénith de chaque lieu.

II suivra encore de cette disposition de l’axe terrestre , qu’ilregardera toujours sensiblement le même point du Ciel éloi-gné du pôle de Pécliptique , de 23° j; environ. II faut, à lavérité , supposer pour cela que les étoiles lixes sont à unedistance du soleil incomparablement plus grande que celle dela terre à cet astre. Sans cela la même étoile , par exemple,l’étoilepolaire, seroit tantôt plus, tantôt moins près du pôle.Aussi Copernic, à l’exemple d’Aristarque, supposoit-il que lagrandeur de l’orbite terrestre, comparée à celle de la sphèredes lixes , étoit insensible. Cette supposition peut paroître un peudure , mais elle n'est rien en comparaison de celles auxqueileson est contraint en s’en tenant au repos de la terre; et d’ail-leurs nous en établirons la probabilité quand nous discuteronsles objections élevées contre le système de Copernic. Admet-tons-la ici comme nécessaire pour rendre raison de l'invaria-bìlité des pôles dans la sphère des fixes.

Mais par quelle force , demandera - t - on , l’axe de la terregarde-til toujours ce parallélisme qui semble devoir être con-tinuellement dérangé par le mouvement de translation qu’elleéprouve ? La réponse est facile pour ceux qui connoissent leslois du mouvement. La terre ne se meut autour du soleil quepar l’efíèt de deux forces combinées , dont l’une la poussedans la direction de la tangente à son orbite , et l’autre versle soleil. Ces deux forces affectant également toutes ses parties,il en doit naître un mouvement semblable dans chacune. C’estai n &i qu'un cube poussé par deux forces qui agissent sur luisuivant les deux côtés d’un parallélogramme , conserve le longde la diagonale le mouvement de parallélisme. La terre estdans. le même cas : tandis qu’elle parcourt chacun des côtésinfiniment petits de son orbite , son axe doit rester dans unesituation invariable vers le même côté, et le mouvement derotation qu’elle a autour de cet axe, est de nature à ne pou-