Band 
Tome premier.
Seite
648
JPEG-Download
 

U4 H ISTOIRE

de son axe, que la liaison nécessaire de cet applatissementavec cette révolution ? Le télescope a ajouté une nouvelle forceà cette preuve, en découvrant, à l’aide du micromètre, l'ap-platissement considérable de Jupiter, suite de la rapidité desa révolution. En saine physique, des mêmes effets on doitconclure les mêmes causes, sur-tout lorsqu’on apperçoit leurliaison mutuelle.

Les preuves qu'on vient de donner du mouvement de laterre, sont plus que suffisantes pour convaincre tout espritexempt de préjugés; cependant comme ces preuves sont enquelque sorte indirectes, il seroit avantageux d’en avoir unedirecte, et telle qu’il fut impossible de s’y refuser.

Ce motif a excité divers astronomes à faire des efforts pourla trouver. On a cru pendant long-temps pouvoir y réussir parle moyen de la parallaxe annuelle des fixes. Mais comme lesastronomes qui s’en sont occupés, sont d’une date fort posté-rieure , nous avons cru devoir renvoyer à cette date le récitde leurs tentatives ot dc loure succès.

y i.

Nous ne pourrions éviter une extrême prolixité, si nousentreprenions de passer en revue tous les astronomes ou écri-vains d ouvrages astronomiques, que nous offre le seizièmesiècle. Ce seroit même, nous l’osons dire, manquer entière-ment notre objet, que d’entrer dans des détails aussi peuintéressans. L’histoire d’une science n’est pas celle de tous lesauteurs qui en ont écrit, mais seulement de ceux qui ontcontribué par leurs travaux à en reculer les bornes : l’énumé-ration exacte des premiers est l’ouvrage du bibliographe, etnon de l’historien. On ne doit donc point s’étonner si l’onne fait ici aucune mention de quantité d’auteurs auxquelsM- Weidler adonné place dans son ouvrage. D’ailleurs, obligésde nous resserrer dans des bornes étroites, nous devons nousréserver pour ce que notre sujet a de plus important.

Erasme Rheinold s’est acquis de la célébrité par ses tablesPruténiques. II les nomma ainsi, parce qu’il les calcula surles nouvelles hypothèses et les principes de Copernic, qui étoitPrussien. Elles parurent pour la première fois en i55i , et ellesfurent pendant long temps dans une grande estime et avecraison ; car quoique de beaucoup inférieures aux tables mo-dernes , elles sont bien supérieures à toutes celles qui avoientété calculées auparavant, comme celles de Ptolémée, les Alphon-sines, etc. Rheinold soupçonna quelques-unes des vérités queKepler établit depuis dans son livre sur les mouvemens de

Mars ,