Band 
Tome premier.
Seite
694
JPEG-Download
 

<ï 9 4 histoire

’J'artalea, sur certains cas de la théorie de la balance, commeceux où les poids tendroient vers un centre. Nullement sub-jugué par i’autorité d’Aristote, il réfute souvent ses solutionsde certaines questions mécaniques, et il en assigne mieux lesvraies raisons, comme la cause de la rotation facile d’un cerclesur un plan horizontal, ce qu’il attribue à ce que son centrede gravité ne monte point. Dans le problème si embarrassantjadis, et. qu’on appeloit la roue d’Aristote, il a fort bien vusa solution, c’est-à-dire, la composition du mouvement dupoint décrivant. Nous croyons pouvoir ajouter que Benedettiavoit aussi des idées saines sur le système du monde, qu’iltémoigne faire beaucoup de cas de celles de Copernic ; et s’ileùt écrit sur des matières astronomiques , il eût été infaillible-ment un de ses partisans. La route curviligne de la lumièredans l’atmosphère ne lui échappa pas. II possédoit enfin très-bien l’analyse géométrique des anciens, et il en donne despreuves par les solutions de problèmes qui avoient jadis quelquedifficulté. Mais malheureusement tout cela est noyé dans unegrande diffusion , et beaucoup de désordre. Il est pour celasans doute, que cet homme digne de plus de réputation, aété jusqu’à ce moment à peine connu : Tanthm sériés junc-iuraque polLent. II pourroit bien se faire que ses idées justessur la mécanique eussent été le germe de celles de Galilée ,Stevin , etc.

I I.

Avant que de faire l’histoire du peu de découvertes que leseizième siècle ajouta à l’optique, il ne sera pas hors de pro-pos de rassembler sous un point de vue général les progrèsqu’elle avoit faits jusqu’alors.

La première ébauche de l’optique semble être due aux Pla-toniciens. 11s découvrirent, à ce qu’on conjecture, deux prin-cipes féconds de cette science, la propagation de la lumièreen ligne droite, et l’égalité des angles d’incidence et de ré-fection. H est même probable que , doués , comme ils letoient,de beaucoup de savoir en géométrie , ils bâtirent dès-lors unepartie considérable de la théorie à laquelle ces deux principesservent de base. Mais ils furent moins heureux dans la partiede cette science qui dépend davantage de la physique. Ils nedébitèrent que des puérilités sur la manière dont on apperçoitles objets, et sur la cause de divers phénomènes. Aristote ,dont les écrits nous présentent les premiers traits de 1 optiqueancienne, ne fut guère plus heureux que dans sa Mécanique.Ce qu’il dit sur la cause de la vision , sur celle de l’arc-en-