Band 
Tome troisieme.
Seite
723
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 7?3par une expérience commune, qu’un cheval tire horizontalementautant que sept hommes, et par conséquent sa force sera de189 livres; et comme cet effet dépend en partie de sa pesan-teur, il tirera un peu plus étant chargé.

Par la force des muscles et par la disposition générale detout le corps, le cheval a un grand avantage sur l’homme pourpousser en avant, mais aussi l’homme en a beaucoup sur lecheval pour monter. La Hire dit que trois hommes chargés chacunde 100 livres , monteront plus vite et plus facilement une mon-tagne un peu roide, qu’un cheval chargé de 3 oo livres.

Sur la force des hommes , il y a un grand travail de Lambertdans les Mémoires de l’Académie de Berlin , année 1776. Ua déployé la finesse de recherches, et la sagacité, qui distinguenttous ses ouvrages. La théorie qu’il donne est très-propre às’appliquer à toutes les expériences qu’on pourroit faire, etest en même-temps dépouillée de toutes les discussions phy-siologiques qui pourroient embarrasser quelques lecteurs. Ostpeut prendre cet auteur pour guide dans les recherches de cegenre ; et le cit. Prony y a trouvé tous les principes néces-saires pour analyser les différens cas où l’homme est considérécomme agent mécanique, (Nouvelle Archit. Hyd. 1790,p. 5 17.)

L’homme emploie ses forces, ou en marchant, ou en restant'à la même place. Ces deux manières d’être fournissent deuxdivisions générales. La seconde renferme deux cas, celui oùl’homme porte un fardeau, et celui où il tire ou pousse. Lors-qu’un homme marche, chargé d’un fardeau, on peut considérerles différens efforts résultant de son organisation, comme autantde puissances qui agissent sur la masse totale de l’homme etdu fardeau, et dont la résultante commune passe par le centrede gravité de cette masse totale, où elle est censée toute réunie.Cette résultante se combine avec la gravité pour produire lesdifférens phénomènes du mouvement progressif de Phomme.

Lambert réduit le problème à une équation qui donne le rapportentre la vitesse de l’homme qui marche, le poids de son corpset de son fardeau, et la pente du chemin sur lequel il marche,et il donne une table pour faciliter cette équation.

II a trouvé par des essais, qu’en courant avec une grandevitesse on reste tellement dans Pair, que les pieds n’agissentque comme s’ils repoussoìent la terre en arrière. Cela demandebeaucoup d’agilité dans les pieds. Ils ne doivent frapper la terrequ’autant qu’il f au t pour conserver la vitesse. C’ést plutôt Pi-négalité du chemin et le frottement qui en résulte dont il fautse servir pour cet effet; et il faut recommencer à pousser laterre en arrière, dans les momens où le centre de gravité atteintle sommet de la parabole : si on le fait plutôt, on fatigue les