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braïque, espagnole 8c françoife,lui auroit procuré une place par-mi les docteurs en théologie del’université de Padoue , fi le car-dinal Barbarigo , évêque de cetteville, n’eût cru devoir s'y oppo-ser. On se contenta de lui donnerle bonnet de docteur en philoso-phie. EUe le prit, avec les autresornements du doctorat, dans l’églisecathédrale, les salles du collegest ayant pu sulfite à Vaffluence dumonde. Plusieurs académies d’Ita-lie se l’associèrent. Cette fille sa-vante avoir fait vœu de virginitédès l’àge de 12 ans ; mais dans lafuite elle y ajouta les voeux sim-ples de religion, en qualité d o-blate de l’ordre de S. Benoit. Larépublique des lettres la perdit en1684, à 38 ans. On recueillit, 4 ansaprès, tous ses ouvr. en 1 vol. i“-° >enrichi de fa Vie. On y trouve unPanégyrique italien d- la Républiquede Venise -, une Traduction de 1 espa-gnol en italien, des Entretiens deJesus-Christ avec P Ame dévote, parle chartreux Lanspergius ; des Let-tres, 8cc. Ces ouvrages ne justi-fient pas les éloges excessifs dontplusieurs savants la comblèrent.CORNAR 1 US, voyei Haguen-
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CORNARO . ( Louis ) de Ve-nise étoit, d’une famille illustrequi a donné plusieurs doges à fapatrie, & qui a produit une reinede Chypre ( Catherine Comaro ) dansle XV e siecle,laquelle,en mourant,laiffa son royaume aux Vénitiens.
( Voy.Xn Chronologie, art. Chypre-,& Corn ara. ) Louis Comaro mou-rut à Padoue le 26 avril 1566, âgéde plus de cent ans, sain de corps& d’esprit. Dès l’âge de 15 ans , ilfut attaqué de maux d’eftomac > d'uncommencement de goutte & d’unefièvre lente. Sa santé continuoit à4 ° ansd’ètre mauvaise,malgré unemultitude de remèdes » 8c peut-être
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à cause de ces remedes mêmes.Alors il lesabandonna entièrement,
& se réduisit à la plus grande fru-galité. II a peint les bons effets dece régime dans son livre Des avan-tages de la vie sobre , traduit en la-tin par Lejjìus , 8c en françois fousle titre de Conseils pour vivre long-temps, 1701, in-12. L'armée d'a-près on publia VAnti-Cornaro ,ou Remarques critiques fur le Traitéde la vie sobre , de Louis Comaro.
II est certain que les principes deComaro ne font pas bons pour tousles tempéraments : mais l’effet eafut fi heureux pour lui, que lesinfirmités disparoiffant peu-à-peu,P lace à une santé ferme 8crobuste, accompagnée d’un senti—ment de bien-être 8c de contente-ment qui lui avoient été inconnusjusqu’alors. A l’àge de 95 ans.ilécrivit un ouvrage fur la naissance& la mort de l’Homme, dans lequelil fait le portrait le plus intéressantde lui-même. « Je me trouve sain» 8c dispos, comme on l’est à ij» ans. J’écris sept ou huit heures» par jour. Le reste du temps, je me» promena, je cause, ou je tiens ma« partie dans un concert. Je fuis>> gai, J’ai du goût pour tout ce,, que je mange. J’ai l’imagination„ vive, la mémoire heureuse, le» jugement bon ; 8c , ce qui est sur-» prenant à mon âge, la voix forte» 8c harmonieuse ».
CORNAZANI, (Antoine) Ita-lien de Ferrare ou de Parme, flo-riffoir vers 1480. On a de lui :La Vie de J. C. 8c la Création duMonde , en vers latins 8c italiens,in-4° ; la Vie de la Vierge ,in
1471 . - ^en vers italiens, 1471, in - 4» ,F oc m a sopra C Ane militari ; Veni-se , 1493 , in-f°. : Pezaro, JJ07 Jin-8°.
I. CORNEILLE, ($.) capitaineRomain d une compagnie de centhommes , reçut le baptême par les
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