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mains de S. Pierre, l’an 40 de Ï.'C,Cet apôtre étant à Joppé, eut unevision , dans laquelle une voix ve-nue du ciel lui ordonna «ìe mangerde toutes fortes de viandes indiffé-remment, fans distinction des ani-maux mondes & immondes, & desuivre fans hesiter trois hommesqui lecherchoient. C’étoit Corneillequi les envoyoit. Pierre fe rendità Céfarée, ou demeuroit le Cente-nier, qui se fit instruire avec toutefa famille. Le St.-Esprit descenditsur eux, & cet apôtre les baptisasur-le champ.
II. CORNEILLE, (S.) succes-seur de S. Fabien dans le siège deRome, le a juin 251, après une va-cance de plus de seize mois, futtroublé dans son élection par leschisme de Novaticn , choisi parquelques séditieux, à la sollicita-tion de Novat, prêtre de Cartha-ge, (voy. l’att. Novatien). Unepeste violente, qui ravageoit i'em-pire Romain, ayant été l’occafiand'une nouvelle persécution contreles Chrétiens, le saint pontife futenvoyé en exil à Centumçelles quel’on croît être Civita - Vecchia ,& y mourut le 14 septembre 25 2.11y a deux Lettres de ce pape parmicelles de S. Cyprien & dans les Epis-*°l& Romanorum Pontificum de D.Cou fiant , in f°.
III. CORNEILLE de laPierre, Voyet Piírre , n°.
XXVI.
IV. CORNEILLE, (Antoine)royei Cornélius.
V. CORNEILLE, ( Pierre ) néà Rouen le 6 juin 1606, de PierreCorneille, maître des eaux St forêts,parut au barreau, n’yréuíîît point,& fe décida pour l a . poésie. Unepetite aventure développa son ta-lent , qui avoir été caché jusqu’a-lors. Un de ses amis le conduisitchez fa maîtresse; le nouveau venuprit bientôt, dans le cœur de la de-
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nrmselle, la place de l’ir.troduc-teur. Ce changement le rendit poè-te , & ce fut le sujet de Milite, fapremiere piece de théâtre. Cettecomédie, toute imparfaite qu’elleétoit, fut jouée avec un succès ex-traordinaire. On conçut, à traversles défauts dont elle fourmille, quela poésie dramatique alloit fe per-fectionner; & fur la confiance quel’on eut au nouvel auteur, il feforma une nouvelle troupe de co-médiens. Milite fut suivie de laVeuve , de la Galerie du Palais , dela Suivante , de la Place Royale, daClitandre ; & de quelques autres pie-ces, qui ne font bonnes à présentque pour servir d’époque à l’his-toire du théâtre François. Clitandreest entièrement dans le goût Espa-gnol. Les personnages combattentfur le théâtre ; on y tue , on yassassine, on voit des héroïnestirer l’épée ; des archers courentaprès les meurtriers ; des femmesse déguisent en hommes. II y a dequoi faire un Roman de dix to-mes , & cependant rien n’est ûfroid, ni si ennuieux. Corneille pritun vol plus élevé d?ns fa Mcdée >imitée de Sèneque. Cette tragédien’eut qu’un succès médiocre, quoi-qu’elle fût au-dessus de tout cequ’on avoir donné jusqu’alors.Une magicienne intéresse peu dansune tragédie régulière, fur-toutquand l’ouvrage n’est pas animépar une passion vive St par ungrand intérêt. On n’y trouve quede longues déclamations ; & Cor-neille ne seroit pas sorti de l’obfcu-nte, s’il n’avoit pas fait d’autrepiece : mais il jeta les fondementsde fa brillante réputation dans leCid, tragi-comédie jouée en 1656 ,par laquelle commença le siéclequ’on appelle celui de louis XIV.Quand cette piece parut, le cardinalde Richelieu, jaloux de toutes lesespeçes de gloire, en fut aussi alax-