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de son grand-oncle, qu’il publia en1764, en 12 vol. in-8°. , avec dejolies figures. On l a réimpriméedepuis avec des augmentations en
5 vol. in-4 0 ., & en 10 vol. ín-12.le célébré éditeur joignit au textedes tragédies & des comédies : I.Un Commentaire fur la plupart deces pieces , & des réflexions furcelles qui ne font plus représentées,n. Traduction de VHéraclius Espa-gnol, avec des notes au bas des pa-ges. III. Une Tradudion littérale envers blancs du Jules-Cesar de Sha-kespear. IV. Un Commentaire fur laBérenice de Racine , comparée à cellede Corneille . V. Un autre Commen-taire fur les tragédies à'Ariane Sl duComte d'EJsex de Thomas Corneille ,qui font restées au théâtre. Cettebelle édition du Sophocle Françoispar l’ Euripide de notre siecle, estremplie d'observations critiques,
6 peut-être trop critiques. Ontrouve les principales dans un livreimprimé à Paris en 1765 , in-12,fous ce titre : Parallèle des trois prin-cipaux Poètes tragiques François,avec les Observations des meilleursMaîtres fur le caractère particuliqs dechacun d’eux... Voy. CANTENAC.
VI. CORNEILLE, ( Thomas ) fré-té du Grand Corneille , de l’acadé-mie Françoise, & de celle des Ins-criptions, naquit à Rouen en 1625,& mourut à Andeli le 8 décembre1709 , à 84 ans. II courut la mêmecarrière que son frere, mais avecmoins de succès. Quoiqu’ll obser-vât mieux les réglés du théâtre, 5 cqu’il fût au-deílus de lui, & peut-être au - dessus de nos meilleurspoètes pour la conduite d’une pic-ce, il avoit moins de feu 8cde génie. Desprcaux avoit raison del’appeler un cadet de Normandie enle comparant à son aîné; mais ilavoit tort d’ajouter qu il n’avoitjamais pu rien faire de raisonnable.Le
satyrique avoit oublie apparem-
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ment un grand nombre de piecesdont la plupart ont été conservéesau théâtre , 8c qui, outre le méritede l’intrigue, offrent quelques bonsmorceaux de versification. Ces pie-ces font : Ariane , le Comte d'EJsex ,tragédies; le Geôlier desoi-méme, leBaron d'Albikrac , la ComleJJe d*Or-gueil , le Festin de Pierre , Y Inconnu ,comédies en 5 actes. Thomas Cor-neille avoit une facilité prodigieu-íe.Ariane ne lui coûta que 17 jours,8c le Comte d'EJsex fut fini dans 40.II est vrai que quand on fait atten-'tion aux vers prosaïques, aux sen-tences froides 8c aux autres défautsde ces deux pieces, on est moinssurpris de cette facilité. CependantAriane est au nombre des piecesqu’on joue souvent. Une femmequi a tout fait pour Thésée , qui l’atiré du plus grand péril, qui s’estsacrifiée pour lui, qui se croit ai-mée , 8c qui mérite de l’ètre, qui sevoit trahie par sa sœur 8c abandon-née par son amant, est un des plusheureux sujets de l’antiquìté : maisdans cette piece il n’y aqu ' Ariane \le reste de la tragédie est foible. Ony trouve cependant des morceauxtrès-naturels 8c très touchants , 8cquelques-uns même très-bien écrits.« On peut remarquer , dit Voltai-» re , qu’il y a moins de solécismes» 8c moins d’obscurité que dans les
„ dernieres pieces de Pierre Cor-» neille. Le cadet n’avoit pas la» force 8c la profondeur du génie" de l’aîné ; mais il parloir fa lan-» gue avec plus de pureté , quoi-" que avec plus de foiblesse». Lesujet du Comte d'EJsex, tragédie re-présentée en 1678, est bien moinsheureux que celui d’ Ariane. La pie-ce est médiocre , 8c par l’intrigue ,8c par le style : mais il y a quelqueintérêt, quelques vers heureux, 8con Ta jouée long-temps fur le mê-me théâtre où l’on représentoitCìnaa 3 c Andromaque . Les acteurs»