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(Tune Epitaphe, où U ne craignoitpas de l'appcler, « le Pindarc , VHo-n race Sc le Virgile de l’Angleterre ».
Ses (Euvrcs, consistant en poésieslatines & angloises, ont été recueil-lies à Londres , 1707,2. vo!.in-8“ ;ou 1710, ; vol. m-4°. u Cowley{ dit» M. Hume ) n’étoit qu’un poëte» tnédiocte. 11 n'avoit pas d'oreìlle» pour l’harmonie, & ses vers ne« se font connoître qu’à la rime.
» Ses nombres rudes & discordants» ne présentent que des sentiments" forcés, de languissantes allégo-“ ries, des allusions éloignées 8c» des pointes affectées. Cependant» la force 3c l’ingénuíté percent» quelquefois parmi des imagtna-» rions si peu naturelles. Quelques» traits Anacréontiques íurpren-» nent, par leur facilité 8c leur en-» jouement. Ses ouvrages de prose» plaisent, par l’honnêcète 8c la» bonté qu’ils respirent, 8c mente» par leur ton sombre 8c melanco-» lique ». ( Histoire de la Mai-son de Smart, totn. 4). L'éditeurLiégeois de notre Dictionnairetrouve le jugement que porte Humedes Poésies de CW/sytrop sévere.Niceron en pensoit cependant démême. II rapporte quelques - unesdes pointes ridicules du poëte An-glois. Ainsi, par exemple, les yeuxde fa froide maîtresse font des mi-xoirs ardents faits de glace. II dit,fur la rncirt d’un arbre, où il avoirgravé les sentiments de fa passion ,que ses caractères enflammés l’a-voient brûlé jufqu’à la racine. Soncoeur est un Etna, qui, au lieu de laforge de Vulcain, renferme celle deCupidon. II conclut qu on peut vivrefous la Zone torride , puisqu’on vitau milieu des ardeurs dont il estdévoré. Malgré ces défauts, ontrouve dans ses Poésie; latines quel-ques petites pieces d'un style agréa-We 8c naturelle ; mais elles ne for-tneatpasle plus grand nombre. Vol•
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taire , dans une Lettre à M. de Cka-hanon , lui dit : « Vous appelez» Cowley le Pin dare Anglois-, vous» lui faites bien de l’bonnenr. Cé-» toit un poëte fans harmonie,
» qui cherchoit à mettre de l’efpfit» par-tout. Le vrai Pindare est Dry-,
COVPER, ( Guillaume ) chi-rurgien Anglois , s’est acquis beau-coup de réputation. Nous avons delui un excellent Traité des Muscles,qu’il publia l’an 1694. II a donnéaussi un Supplément à l 'Anatomie deBidloo : on le trouve dans séditionde 1739 8c 1750. Tous les écrits deCowper font parsemés Inobserva-tions chirurgicales trës-cuneuses;..Voye\ Georges I er , roi d*Angle-terre.
COX1S OU COXIE, ( Michel)peintre flamand, né à Malines enl 497 , disciple de Raphaël, mourutpar accident à Anvers en 1592, à95 ans, étant tombé d’un échafaudfur lequel il travaillait. Ses ta-bleaux font recherchés & difficilesà trouver.
COYER, (N...) né à Bèaume-les - Nones en Franche - Comté ,mort à Paris le 18 juillet 178a, dansun âge allez avance , fut queiquetemps Jésuite. Ayant quitté cettesociété , il se rendit à la capitalevers 1751, 8c chercha des ressour-ces dans fa plume. II débuta parquelques feuilles volantes , dontquelques-unes , telles que la Dé-couverte de la Pierre Philosophais ,imitée de Swift, Si Vannée merveil-leuse , eurent le plus grand succès.Ces petites brochures furent réu-nies fous le titre très - conve-nable de Bagatelles morales. II y ade la légèreté , de la finesse 8c del’agrément dans quelques pìecesdece recueil ; mais l’ironie étant lafigure favorite de Fauteur , le tonen est monotone, 8c les plaisan-teries font amenées quelquefois de
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