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Tome III.
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trop loin. On voyoít dans les écritsde l’abbé Coyer , comme dans faconversation, un effort continuelpour être agréable; & c’est le plussûr moyen de ne pas l'être , ou detiel’ètre pas long- temps.,Sa Noblessecommerçante , & le petit roman deChinki , attribué d’abord à Voltaire,firent encore plus de sensation queles Bagatelles morales. Ces deuxbrochures précédèrent deux lois,dontl’une donnoit la noblesse auxcommerçants distingués , & l’autreabolit pour quelque temps les ju-randes. Nous avons encore de l’ab-té Coyer.l. L’ Histoire deJeanSctieski,3 vol. in-12, 1761 : ouvrage inté-ressant , malgré une multitude defaits qui se ressemblent, & dontle style est animé, concis, maispeu digne quelquefois de la ma-jesté de l'histoire ; parce qu'on ysent trop la diction maniérée defauteur des Bagatelles. II. Voyageci' Italie & de Hollande , I77J , 2 vol.in-12. L’abbé Coyer avoit parcouruces deux pays, moins en observa-teur profond, qn'en François lé-ger, qui donne à toutuncoup-d’œilsuperficiel, & fait rapidement quel-ques remarques analogues à la mo-bilité de son esprit, de ses goûts &de son caractère. Ce livre dut ce-pendant être lu avec plaisir par lesfemmes & par les jeunes-gens, quine connoissoient ni les Observationsde M. Grosley , ni le Voyage de M.de la Lande. III. Nouvelles Observa-tions fur r Angleterre, 1779, in-Il:c’cstle Londres de M. Grosley, abré-gé & retourné , à quelques remar-ques près qu'on doit à fauteur. Lenéologisme &l’affectation d’esprits’y font encore plus sentir que dansle Voyage d’Italie. On a réuni en 2vol. in-I2 les Bagatelles morales,la Nobleffe commerçante, Chinki, tkun autre ouvrage intitulé : De lafrèdication , où fauteur veut prou-ver qu’il est inutile de prêcher ;

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comme fi , pour corriger les hom-mes , des Bagatelles futiles , dontquelques-unes font très-impropre-ment appelées morales , valoientmieux que les Sermons de Majfillon !L’abbé Coyer , malgré son habit,avoit adopté beaucoup de senti-ments de la philosophie moderne ,& il les faisoit valoir à fa maniéré.

I. COYPEL » (Noël) peintre, néà Paris en 1629 d’un bourgeois deCherbourg , fit , fous le célébréVouet, des progrès rapides dans lapeinture, pour laquelle il avoit untalent décidé. Nommé directeur del’école Françoise à Rome , il pritpossession de cette place avec unepompe qui fit honneur à sa nation.Son fils, Antoine Coypel, âgé feule-ment de douze ans, suivit son peredans ce voyage. Les Italiens admi-rèrent le mérite consommé de l’un,& les grandes espérances que don-noit l’autre. Ce célébré artiste, quipeignoir encore , quoique presqueoctogénaire , les grands morceauxà fresque qui sont au - dessus dumaître-autel des Invalides, mouruten 1707 à 78 ans. Ses principauxouvrages font dans l’église de No-tre-Dame de Paris, au Palais royal,aux Tuilleries, au vieux Louvre,à Versailles , à Trianon. Les artis-tes qui aiment les compositionsheureuses, une belle expression,un bon goût de dessin, soutenud’un coloris admirable , vont lesétudier, voy. II. Hérault.

II. COYPEL , (Antoine) fils duprécédent, né à Paris en 1661, avecdes dispositions très-heureuses pourla peinture, se forma à Rome surles chefs-d’œuvres qui y brillent.Son mérite le fit choisir par Mon-sieur , frere unique de Louis XIV ,pour être son premier peintre. LeRoi lui donna, en 1714, la place dedirecteur des tableaux 5c dessins dela couronne , avec celle de direc-teur de l’acadámie. Le duc d't 1 *' *